Le village en images

  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images

Infos utiles

Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. ImprimerEnvoyer

Index de l'article
L'industrialisation à Issenheim
Le développement industriel de 1850 à 1900
L'industrie textile depuis 1900
Toutes les pages

Les débuts de l'industrialisation

Les origines

Depuis des temps immémoriaux, Issenheim possédait deux moulins. Ils étaient établis sur le Muhlbach, un ancien bras de la Lauch. Plusieurs siècles s'écouleront avant qu'un Y établissement de ce type ne soit installé en aval des deux précédents.

C'est en 1768, le 18 février précisément, que Bernard SCHOFFÉ d'Issenheim obtient la permission de construire un foulon (moulin servant à fouler des étoffes de laine) à un tournant sur le Muhlbach. Cette autorisation lui est accordée moyennant le paiement d'une somme de 100 livres et d'une rente annuelle de 4 livres.

L'état des patentes de pluviose de l'an 5 (janvier 1797) confirme toujours l'activité du "lainier-dégraisseur", Bernard SCHOFFÉ.

Au début du 19e siècle, le petit complexe industriel passe entre les mains du sieur Bernard SCHELLBAUM. Celui-ci le vend en 1809 à Joseph ZIMMERMANN, fils cadet de l'ancien maître de la poste aux chevaux du lieu.
Joseph ZIMMERMANN s'associe alors à son frère Jean THIÉBAUT. Le 12 mars 1811, les frères cèdent le moulin à titre de bail, pour un canon annuel de 1.000 frs à un certain Antoine SEIB, originaire de Dannemarie. Ce dernier y exerce, fin 1814 encore, le métier de foulonnier. 

Les débuts

En 1816, les deux frères ZIMMERMANN et leur nouvel associé Abel BAÜMLIN construisent une filature de coton à côté de l'ancien foulon, converti plus tard, en atelier de constructions.
En 1818, il est procédé au montage des cardes et métiers à filer construits à Issenheim, sous la direction de Antoine HERZOG, le collaborateur technique de Nicolas SCHLUMBERGER.
En 1822, la manufacture se développe par l'adjonction d'une seconde filature à cinq étages, le supérieur brûla en 1868, puis le bâtiment entier en 1881.

 

La première crise

 

L'année 1822 est également celle qui voit naître la première crise à l'usine d'Issenheim. Elle confronte ses dirigeants et ses ouvriers surtout, aux durs problèmes économiques du monde industrialisé.

Début décembre, sept fabricants de fils de coton, dont les frères ZIMMERMANN, se réunissent à Issenheim. Ils décident, malgré la stagnation de leurs affaires, de ne pas vendre leurs produits à trop bas prix. Ils vont d'ailleurs adresser une pétition au gouvernement, en le priant de trouver un moyen pour faciliter l'exportation.
Mais déjà avant cette réunion, les frères ZIMMERMANN avaient annoncé la diminution du salaire de leurs ouvriers. Ils argumentaient de l'impossibilité de vendre leurs fils à un prix avantageux.

 

La condition ouvrière

 

Le 15 mars 1823, la filature de coton "ZIMMERMANN frères et BAÜMLIN" compte 280 salariés. L'état nominatif des ouvriers employés à la fabrique nous renseigne avantageusement sur les lieux d'origine et de résidence, ainsi que sur l'âge des travailleurs.

Le recrutement des ouvriers se fait principalement sur Issenheim et quelques villages à l'entour. Les pénibles conditions de travail, dont la durée journalière est de 12 à 14 heures, liées à l'insalubrité des locaux et à la promiscuité qui y règne, ne favorisent guère l'épanouissement physique et moral de la population ouvrière. Aucune loi sociale ne règlements encore le travail à l'intérieur des entreprises.

 

Des enfants à l'usine

 

Il est stupéfiant de constater l'importance quantitative du contingent formé de très jeunes ouvriers. Des gamins de six ou sept ans, dont la misère familiale empêche la scolarisation y gagnent difficilement quelques dizaines de centimes par jour. Sur l'ensemble des 280 salariés, 22 ont moins de 10 ans, 107 moins de 14 ans, 228 moins de 21 ans, enfin 252 moins de 30 ans.

Près de la moitié du personnel, 135 fileuses très exactement, est de sexe féminin. Il s'agit d'adolescentes surtout, livrées à elles-mêmes et victimes de l'ancestral droit de cuissage.

Les registres d'état-civil mentionnent de plus en plus de naissances illégitimes. Parallèlement à cet abaissement des moeurs dans le village, l'alcoolisme devient une des plaies du canton. Les rapports de police rapportent que la population agricole se laisse aussi gagner par la "débauche ouvrière".

 

L'expansion

 

Toujours en 1823 arrive Jean-Baptiste SPETZ. Il a 17 ans à peine et sort de l'Ecole des Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne. Il devient l'associé des frères ZIMMERMANN, ses oncles. Il prendra rapidement la direction de l'établissement.

Dès 1824, on y monte le deuxième tissage mécanique installé en Alsace. L'année suivante l'effectif grimpe légèrement à 300 ouvriers qui produisent annuellement 750 quintaux métriques de coton filé. La modernisation de l'usine se poursuit par l'installation de la première machine à vapeur.

Des statistiques industrielles sur l'établissement "ZIMMERMANN frères et BAÜMLIN" sont établies le 31 mai 1826. Elles nous apprennent que la manufacture qui comptait une centaine d'ouvriers à sa création, en occupe à présent près de 400. Contrairement aux usines du voisinage, elle n'emploie aucun personnel étranger. Le salaire journalier moyen d'un ouvrier est alors de 80 centimes.

La matière première, c'est-à-dire le coton, est importée d'Egypte ou des Etats-Unis d'Amérique. En 1825, 120 tonnes y sont converties en 1000 quintaux métriques de coton filé. Ce fil est ensuite revendu aux tissages de la région pour y être transformé en tissu.

A cette époque, l'usine est équipée de métiers à filer de type Mulgenys. On y compte 13.000 broches et on y consomme annuellement 80 stères de bois et 4.200 quintaux métriques de charbon de Ronchamp.
En 1839, sont entrepris des travaux de canalisation pour établir des turbines Fourneyron. Mises en place en 1841, elles seront par la suite remplacées par des turbines Jonval, construites par les établissements André KOECHLIN et Cie.

 

La retraite des fondateurs

 

C'est en 1840 que les deux frères ZIMMERMANN se retirent de l'entreprise qu'ils ont fondée.

Leur neveu Edouard GAST fait alors son entrée dans l'établissement. Il s'associe à Jean-Baptiste SPETZ dans la direction des affaires. En 1841 ils montent un nouveau tissage à deux étages. L'éclairage au gaz de houille est installé par CHAUCHARD. La même année Edouard GAST invente un régulateur à pendule destiné aux machines à vapeur.

GAST se retire en 1850. SPETZ reste seul à la barre.

 




Partager sur Facebook    Twitter  Google bookmarks  slashdot  del.icio.us  technorati  digg  Furl  YahooMyWeb  Reddit  Blinklist  Fark  Simpy  Spurl  NewsVine