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Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

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Index de l'article
L'industrialisation à Issenheim
Le développement industriel de 1850 à 1900
L'industrie textile depuis 1900
Toutes les pages

 

Le développement industriel de 1850 à 1900

 

Les établissements J.B. SPETZ et Cie

 

A partir de 1850, Jean Baptiste SPETZ développe et modernise considérablement l'établissement industriel fondé par ses oncles, les frères ZIMMERMANN. En 1858, il remplace les métiers à tisser à bras par des self-actings. En 1860, une machine à vapeur d'une puissance de 120 chevaux est installée dans l'usine qui occupe 300 personnes. En 1862, la vieille filature est rénovée et de nouveaux bureaux sont aménagés. Il est également procédé à la canalisation du bras de la Lauch qui alimente l'usine. En 1853, est achevée la construction d'un tissage mécanique, qui sera malheureusement partiellement ravagé par un incendie en 1866.

Mais J.B. SPETZ n'est pas seulement un chef d'entreprise. Il met également son dynamisme au service de nombreuses oeuvres philanthropiques. Il est l'un des premiers, en Alsace, à faire bénéficier ses ouvriers d'une caisse de secours et de prévoyance. A l'instar de ses collègues mulhousiens et gueb-willerois, il fait construire dès 1867, une cité ouvrière de 18 maisons. Son usine est équipée d'un "Speisesaal", un réfectoire où les employés des villages riverains se font porter la nourriture par leurs proches.

En 1865, ce Sundgauvien, originaire de Soppe-le-Bas, devient maire d'Issenheim. En 1874, il démissionne de ce poste, pour se retirer dans sa villa érigée sur les bords de la Lauch. Il meurt le 13 niai 1878. Selon son désir, sa famille fonde, en son nom, la salle d'asile d'Issenheim. Son fils Georges, un artiste réputé, et son gendre Eugène CARPENTIER lui succèdent à la tête de l'entreprise " J.B. SPETZ et Cie". En 1881, un incendie ravage la grande filature à 5 étages. Les nouveaux dirigeants s'empressent d'en reconstruire une nouvelle pour cotons peignés et cardés. En l'espace d'un siècle, l'ancien foulon Schoffé se sera métamorphosé en un vaste complexe industriel moderne employant plusieurs centaines de personnes. 

La filature Edouard Gast

 

En 1851, Edouard GAST monte à Issenheim la première filature à rez-de-chaussée d'Alsace. Elle est constituée de voûtes recouvertes de terre, pour filer les numéros très fins. Avec la création de ce second établissement industriel, le village se tourne franchement vers le modernisme. Th. de MORVILLE, de passage en 1858, écrit notamment : "La physionomie d'Issenheim est franchement moderne, grâce à deux importantes fabriques où de nombreux ouvriers trouvent à placer leur travail et qui font consommer sur les lieux les produits des riches cultures du village.

Cependant, il faut reconnaître que le dernier en date de ces établissements (il s'agit de la filature GAST) ne révèle pas du premier coup sa destination industrielle. Il ressemble plutôt à une forteresse bâtie par l'un des compagnons de Guillaume le Conquérant qu'à une simple filature. On vante, du reste à bon droit, la salle principale comme l'une des plus belles qui puissent se voir".

En 1860, l'usine emploie 150 personnes. En 1875 et 1882, Edouard GAST fait raser quelques anciennes maisons qui bordaient le virage du "Brachta-Eck". Il en profite pour agrandir le parc privé qui jouxte la filature. Celui-ci abrite d'ailleurs des arbres d'essences rares telles que pins, séquoias, cèdres du Liban.

En 1887, après la mort d'Edouard GAST, son fils également prénommé Edouard, lui succède à la tête de la manufacture.

 

Du "moulin des juifs" à la fabrique Hartmann

 

En 1847, l'israélite David WEILL acquiert un terrain situé à la limite occidentale du ban d'Issenheim. En 1848, il y fait construire une maison et un moulin communément dénommé : d'Judamehl. Les frères WEILL y aménagent un tissage, démoli en 1854.

Le 2 juin 1853, Jacques HARTMANN âgé de 24 ans, meunier à Issenheim, épouse Elisabeth KENTZINGER originaire de Saint-Hyppolite. Jacques HARTMANN est né à Mulhouse où son père exerce la profession de boulanger.

En février 1854, le jeune couple déclare à la mairie d'Issenheim la naissance de son premier enfant, qui décèdera la même année à l'âge de huit mois. Jacques HARTMANN et son épouse quittent les bords de la Lauch pour se rendre à Heimsbrunn où, le 21 août 1856, au lieu dit Niederdorf, naît leur fils Eugène. Dans l'acte de naissance, Jacques HARTMANN est mentionné comme propriétaire.

En 1861, le couple retourne à Issenheim et se porte acquéreur de l'ancien moulin des Juifs.Il y fonde une fabrique d'ouate, opérationnelle en 1862. En 1867, la petite usine est la proie des flammes.

L'année suivante, il construit au lieu-dit Gaemsen Erlen un petit tissage composé de quelques métiers mécaniques. En 1880, suite à des pluies diluviennes, les eaux d'une Lauch transformée en un torrent dévastateur arrachent la roue du moulin et endommagent les ateliers. Après cette catastrophe, le lit de la rivière est rectifié et ses rives sont endiguées. Jacques HARTMANN reconstruit son usine et s'oriente vers le tissage et la laine.

Dans un nouveau bâtiment, il installe 32 métiers à tisser mécaniques, actionnés par une turbine hydraulique épaulée par une machine à vapeur.

En 1890, l'usine est confiée à la direction bicéphale de ses fils, Eugène et Ernest. L'entreprise est g arandie par l'adjonction d'une nouvelle salle de tissage d'une capacité d'une centaine de métiers.

De nouveaux articles, plus difficiles à tisser, comme des cachemires de laine, des châles à franges, des bayadères à bandes de soie naturelle demandent une préparation plus perfectionnée. Les frères HARTMANN dotent leur unité de fabrication d'un réfectoire.

 

Du Moulin des Antonins à la filature Bloch

 

En décembre 1859, l'ancien moulin des Antonins passe entre les mains de David MEYER BLOCH de Soultz. Ce dernier agrandit le moulin, le convertit en une filature et aimerait y installer une teinturerie.

En 1862, il développe sa filature et y installe une machine à vapeur. Cette petite usine emploie alors une vingtaine de personnes.

En 1878, elle cesse toute activité.

Les bâtiments sont rachetés par le serrurier Donat SCHMITT. Les derniers vestiges de ce moulin ont disparu en 1983. A son emplacement, M. René MARTIN a installé un supermarché.

 

Le revers de la médaille

 

Entre 1850 et 1900, l'industrialisation d'Issenheim atteint son apogée.

L'ancien bourg, à vocation principalement agricole et viticole, subit une transformation irréversible. Les moeurs villageoises se dégradent.

Un rapport de police de 1868 mentionne que "la débauche est arrivée à l'excès chez les ouvriers et commence à gagner la classe moyenne". Les cambriolages et les attentats à la pudeur se multiplient. La classe ouvrière engouffre une bonne part de ses revenus dans les auberges.

En 1852, Issenheim compte 18 débits de boissons, auberges, cabarets, cafés et estaminets confondus. Comme la police locale est insuffisante, ceux-ci sont très souvent en contravention avec les heures de fermeture.

La population s'étant considérablement accrue, le commerce et l'artisanat sont florissants. Si les boucheries sont bien tenues, les boulangeries par contre laissent beaucoup à désirer. Tel boulanger se sert de faux poids, tel autre ne dispose d'aucune balance et un troisième vend ses miches 200 grammes en dessous du poids indiqué.

 

L'activité municipale et les débuts de la vie associative

 

Parallèlement au développement industriel, la municipalité d'Issenheim déploie une intense activité, dont l'idée dominante est l'amélioration du cadre de vie de ses administrés. Les deux rues principales sont pavées et se trouvent en fort bon état. Un important effort budgétaire est également fait en faveur des ruelles secondaires.L'éclairage au pétrole est d'ailleurs très satisfaisant.

Malheureusement les chemins ruraux pâtissent de la situation et sont de ce fait très souvent impraticables. Issenheim dispose d'un excellent matériel pour combattre les fréquents incendies qui se déclarent. La commune compte une pompe contre trois aux industriels.

Sous l'impulsion des fabricants locaux se développe une intense activité assoiative. Les musiciens, les hommes du feu, les choristes, les gymnastes se groupent au sein d'organisations.

En 1892 est fondée la caisse d'épargne.

Depuis 1859, l'hôpital fondé par les frères ZIMMERMANN soigne les indigents de la commune.

L'église paroissiale construite en 1826 s'avère déjà trop petite. Elle est agrandie en 1860. La construction individuelle bat son plein. Des faubourgs comme ceux de la Pfleck ou de la future rue des Jardiniers se créent.

La cité moderne commence à se dessiner.

 




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