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La Lauch : Rivière aux sautes d'humeur

De sa source, sur le flanc sud du Lauchenkopf jusqu'au nord de Colmar, la Lauch s'étire sur 41 km. D'apparence plutôt paisible comme semble le confirmer son débit annuel moyen de 1,63 m3/s à Buhl , elle peut aussi se déchaîner et déverser sur la vallée son flot de mauvaise humeur.

L'instabilité de son comportement n'est pas le moindre de ses traits de caractère. La mémoire collective et les archives gardent le souvenir de ses débordements.

Le chroniqueur dominicain DIETLER compare la crue catastrophique de 1304 à un dragon qui profita des hautes eaux pour s'échapper du lac du Ballon et se ruer avec elles vers la vallée. Cette année-là, le Florival fut entièrement ravagé. Après avoir emporté une partie des fortifications de Guebwiller, le fameux monstre fut péniblement maîtrisé, puis abattu à la sortie d'Issenheim.

Berges de la Lauch Le lit de la Lauch n'a pas de tracé bien défini. Au gré des inondations, elle écoule ses eaux dans une multitude de bras. Dans une description de la Seigneurie d'Issenheim datant de 1672, on dit : «...la petite rivière de Lauch y prend plaisir de se répandre par mille canaux différents, qu'elle ramasse enfin tous au-dessus de Merxheim...»

Au début du XVIlle siècle, dans une requête adressée à l'Intendant d'Alsace, le bourgmestre et les habitants de la communauté d'Issenheim réclament la construction d'un pont «...solide de pierres de taille...». Ils exposent que jusqu'alors ils étaient régulièrement obligés de réparer l'ancien pont «...emmené et détruit par les inondations qui sont survenues quelques fois jusqu'à deux ou trois fois l'an...»

Les tragiques inondations du 15 février 1990, nous ont permis de constater que la mémoire collective conservait encore partiellement le souvenir de la rupture de la digue du lac du Ballon en 1740.

Pour acheminer les matériaux nécessaires à la construction de la forteresse de Neuf-Brisach, VAUBAN fit construire en 1699 un canal reliant la Lauch au Quatelbach. Pour son alimention en eau, il fit élever une digue en terre battue sur l'ancienne moraine du dont il relevait ainsi le niveau d'une douzaine de mètres.

La veille de la Saint-Thomas en 1740, le 20 décembre vers 21 h, à la suite Je pluies torrentielles, la digue artificielle céda et le lac déversa son trop-plein sur la vallée. Le courant emporta tout ce qui se trouvait sur son passage. A Issenheim, les flots détruisirent 14 maisons dont le moulin à chanvre du couent des Antonins qui se trouvait sur le Muhlbach, un canal de dérivation de la Lauch. Une grange remplie de foin, fut traînée par les eaux.
D'après le sieur GISDÔRFER, juré assermenté de la prévôté d'Issenheim, plupart des maisons inondées, certaines jusqu'à 8 pieds de hauteur. Dans les "Stube "et autres pièces d'habitation, on mesurait jusqu'à 3 pieds de boue. Les céréales, le vin, les réserves de foin, engloutis sous les flots, étaient anéantie. Plusieurs personnes sont mortes noyées. "Es war dazumal grosserjammer"(c'était alors une grande détresse !) conclut le chroniqueur local.

Les archives paroissiales confirment ces propos. A la date du 20 décembre, on y lit que : «... certaines personnes, surprises en traversant la rue vers le domicile de Thiébaut SCHERMESSER, ont été étouffées par les eaux de cette maudite inondation, parmi lesquelles un dénommé Ulrich, son épouse Barbara et ]oui- fils âgé d'environ 7 ans, originaires de Niederwill, prés de Brengarten. Le 22, ils ont été enterrés dans le cimetière de l'ordre de Saint-Antoine...» Il se pourrait aussi que les décès enregistrés le 26, 27 et 28 décembre soient consécutifs à cette terrible catastrophe.

De même, pourrait s'expliquer l'inhumation des victimes au cimetière du couvent des Antonins, un endroit protégé par d'imposants murs d'enceinte, contrairement au cimetière de la paroisse situé à proximité immédiate de la Lauch et vraisemblablement dévasté par les flots. Autre précision: le domicile de Thiébaut SCHERMESSER se situe dans la Langgasse, aujourd'hui rue de Guebwiller. Il s'agit de la maison abritant le cabinet médical de MM. ENGEL et DRENDEL.

En 1752, en amont d'Issenheim, le lit de la Lauch est entièrement comblé d'alluvions. Les eaux prennent une nouvelle direction, vers la droite. Elles menacent de se joindre au canal des moulins et d'endommager ensuite le bout-En mars 1757, la digue construite en 1741, sur la rive droite le long du village, est emportée. Plus en aval, les eaux se jettent contre l'église et le château d'Ostein, situé sur la rive gauche de la rivière. Au printemps 1774, la Lauch quitte à nouveau son lit et se dirige vers le village. Grâce au secours des habitants, aucune maison n'est emportée.La_lauch

Le 25 octobre 1778, se produit une inondation que les chroniqueurs de l'époque, qui venaient pourtant d'en subir de sérieuses, qualifient d'extraordinaire. A Issenheim, le pont de l'église est emporté. Le courant détruit les rives et les fondations de la maison d'école jusqu'à 6 pieds de profondeur. En direction de Merxheim, le Schecklenbach est entièrement comblé d'alluvions de toutes sortes. Les cailloux, rochers, souches et troncs d'arbres empêchent le passage de l'eau. Celle-ci se rue sur les prés et les champs avoisinants. Le chemin de Merxheim à Guebwiller est ravagé.


Pour remédier définitivement à ces cataclysmes répétés, les Ponts et Chaussées proposent diverses mesures : « Il s'agit premièrement de rectifier le cours du torrent, puis de le diriger sur une pente uniforme et régulière, en supprimant les ressauts et tout obstacle majeur ». Les graviers provenant des excavations seront employés à la formation de digues. Sur certaines parties, les rives seront équipées d'épis. Il est aussi prévu d'enrocher les berges. Les travaux sont entrepris par tranche, en commençant par l'aval. 21 communautés villageoises se voient confier une tâche bien précise. Elles ont la possibilité de l'effectuer par corvée ou de la confier en sous-traitance à un entrepreneur. Une large majorité choisira cette dernière solution.

Le chantier traîne en longueur. En juin 1787, soit près de neuf ans après la catastrophe, on constate l'imperfection des ouvrages réalisés. Ils ne résisteront pas longtemps aux futures inondations que connaîtra la vallée.

Les industriels sont invités à adapter les branchements de leurs usines au niveau du nouveau lit. Les entrepreneurs du flottage du bois sont tenus de soutenir leurs râteaux. Les fabricants sont obligés de modifier leurs réservoirs d'eau. Les meuniers se voient confier la tâche d'enrocher le chapeau de l'écluse qui régularise le débit du bief des moulins. Nous assistons à l'ébauche de sa canalisation actuelle.

Toutes ces réalisations, par la suite souvent mal entretenues, ne pourront empêcher de futures catastrophes. En 1880, suite à des pluies diluviennes, un torrent dévastateur arrache la roue du moulin HARTMANN et endommage les ateliers du tissage.

En 1894, l'achèvement des travaux au lac artificiel de la Lauch, permet la régularisation du débit de la rivière. Mais un demi-siècle plus tard,dans la nuit du 23 au 24 décembre 1919, à 4 h du matin se produit une nouvelle catastrophe. A la limite des bans d'Issenheim et de Guebwiller, l'usine HARTMANN est noyée et le pont sur la Lauch arraché.

Plus près de nous, les anciens se souviennent de l'innondation du 27 décembre 1947. Les photographies réalisées par M. Charles GRASSER, des cliché au sens artistique très réaliste, ont immortalisé l'événement.

Depuis la crue centennale du 15 février 1990, ils servent d'éléments de comparaison.

En effet, d'après les derniers renseignements fournis par le Service régional de l'aménagement des eaux d'Alsace, sur la base des données recueillies aux principales stations hydrométriques, il s'agit bien là de la crue du siècle.


Le culte de saint Jean Népomucène

C'est au cours du 18e siècle que se développe en Bohême et dans les pays germaniques, le culte de saint Jean NEPOMUCENE. Il est diffusé par les Jésui- tes dans le climat de la contre-réforme. Né vers 1350 dans la petite ville de Pomuk, en Bohême, Jean devient chanoine à la cathédrale de Prague en 1380. A partir de 1389, il est impliqué dans un violent conflit entre les autorités reli-gieuses et le roi Wanceslas IV. Arrêté en 1393, il est soumis à la torture sur l'ordre du roi. Il serait décédé des suites d'un interrogatoire et son corps aurait été jeté de nuit dans la Moldava, depuis un pont, à Prague. De nombreuses
versions plus au moins légendaires alimentent d'ailleurs le sujet.
St Jean Nepomucéne - 1777En 1672, la statue du martyr est placée sur le pont Charles IV, à Prague. Le procès de canonisation s'ouvre en 1719. Il aboutit à la reconnaissance de sainteté en 1729. Saint Jean NEPOMUCENE est fêté le 16 mai. On l'invoque contre les débordements des cours d'eau, pour la protection des ponts...
Très rapidement son culte est propagé en Alsace. Sa statue est placée sur un pont ou à proximité immédiate. "D'r Nepomuk steht an jeder Bruck !".
Un plan général d'Issenheim, datant de 1750, indique la présence d'un calvaire, au nord-ouest du pont de pierre qui, depuis deux décennies y enjambe la Lauch. A cet emplacement se trouve aujourd'hui une croix, érigée en 1772. Au dos de ce monument sont également gravées les initiales des donateurs. Une mention plus récente rappelle que le calvaire a été restitué (ou restauré ?) en 1898, par le célèbre collectionneur local d'oeuvres d'art : M. Georges SPETZ. Depuis 1777, cette croix est accompagnée par une statue dédiée à saint Jean NEPOMUCENE. Cette oeuvre sculptée fut commandée par un membre de la famille GISDÔRFER. Il s'agit vraisemblablement de Guillaume Antoine Philippe GISDÔRFER, prêtre originaire d'Issenheim, curé de Bergholtz. Cela expliquerait l'étonnante présence de la représentation de l'église paroissiale Saint-Gall de Bergholtz sous les pieds de martyr. Cet édifice est facilement reconnaissable à son clocher à bulbe.
Il nous semble intéressant de préciser que le presbytère de cette commune voisine fut construit entre 1775 et 1776, en grande partie, grâce aux ressources personnelles de l'abbé GISDÔRFER. L'origine bergholtzoise de la statue de saint Jean NEPOMUCENE est source de nombreuses variantes plus ou moins farfelues. Elle a stimulé l'imagination de nos aïeux ! Plus personne, parmi les anciens du village, ne se souvient avoir entendu parler des GISDÔRFER. Cette famille fut pourtant durant le 18e siècle, une des plus représentatives de la bourgeoisie d'Issenheim.


Les moulins d'Issenheim

D'ouest en est, la Lauch traverse notre ban communal. Depuis des temps immémoriaux, l'homme a su convertir l'énergie hydraulique en énergie mécanique. Sur un ancien bras de la rivière, plus tard canalisé, se sont établis deux moulins. Celui du haut, die Oberemühle, est le moulin seigneurial. Plus en aval, die Niederemühle, est la propriété des Antonins. La raison première en était la transformation par leurs propriétaires de la production de leurs domaines.

Le moulin des Antonins

Au 13e siècle, ce moulin est possédé par l'abbaye de Murbach. Avec la vente de leur Dinghof d'Issenheim, il devient la propriété des Antonins. Un Dinghof est un grand domaine. On le traduit généralement en français par "cour colongère". Hof signifie la "ferme" et ding "l'assemblée judiciaire". Cette dénomination Dinghof venait du fait que tout grand domaine avait son tribunal. Moulin des AntoninsLes juges en étaient les paysans qui tenaient des biens faisant partie du domaine et le président était le maire, d'r Meyer, que le propriétaire avait placé à la tête du domaine.
Le règlement du Dinghof d'Issenheim consacre un chapitre à ce moulin. En voici un extrait qui illustre les moeurs de l'époque :
"A la Saint-Léger, le moulin est tenu de payer deux pains assez longs pour que le domestique puisse se rassasier de ce qui dépasse la hauteur de son genou".
Dans la première moitié du 14e 'siècle, éclate un conflit opposant les nouveaux propriétaires du moulin à l'ordre des Templiers de Soultz. Ces derniers possèdent des prés sur le ban d'Issenheim. Chaque année, au printemps et en été, ces prés sont irrigués. Pour ce faire, ils utilisent l'eau du bief du moulin, ce qui a pour conséquence de stopper l'activité du moulin des Antonins. Après un long échange de lettres de protestations, l'affaire finira par se régler par la vente des prés.
Le moulin est donné en bail. En 1539, Michel ENGELHARDT, meunier des Antonins, remet 14 sacs de blé au receveur de l'ordre comme loyer annuel. Ce droit de location comprent naturellement la jouissance d'un logement, d'une grange, d'une écurie, d'une cour et d'un jardin. Si le propriétaire se chargeait des grosses réparations et payait notamment les pièces de rechange, le meunier était tenu de moudre gratuitement les céréales du couvent.
En janvier 1622, les cavaliers d'Obentraut mettent le feu au moulin des Antonins. Les bâtiments sont à moitié dévastés par les flammes. Les dégâts sont évalués à 200 Florins.

Au début du 18e siècle, le moulin proprement dit consiste en une maison avec deux meules pour la farine et un pressoir potin Ce bâtiment se
trouve sur la rive gauche du petit canal. Sur la rive opposée est située l'usine
à chanvre qui en dépend. L'ensemble rend annuellement 50 sacs de farine de mélange au couvent.
A cette époque, différents meuniers sont issus de la famille DUBICH, qui tient également le moulin de Merxheim. En 1729, le moulin est laissé à titre de bail, pour l'espace de 9 ans, à Thiébaut DUBICH, moyennant 46 sacs de mélange de farine, 10 sacs de froment, 18 pots d'huile, 12 paires de poulets
et un porc gras de deux ans.
La terrible inondation de décembre 1740 détruit totalement le moulin à chanvre. Les Antonins hésitent entre la réparation et la vente de cet élément.
En 1793, le battoir à chanvre avec le moulin et l'huilerie fait toujours partie du complexe immobilier, qui est destiné à être vendu comme bien national. Ces biens sont évalués, et en 1796, André SCHURER fait une soumission en vue d'acquérir l'ancien moulin des Antonins.
En 1813, Gangolf FUCHS est le nouveau propriétaire du moulin. Pendant trois décennies il y occupe la fonction de meunier. En octobre 1843, il loue l'Unteremühle, pour 9 ans, à Valentin WALLER, meunier de Thann.
Gangolf FUCHS, comme son prénom le laisse supposer, et son épouse (née Anne Marie GALLIATH) sont très certainement originaires de Lautenbach. A la même époque, les deux familles y possèdent le moulin du Chapitre et une importante huilerie.
Peu de temps après, le moulin du bas devient la propriété des frères FRIES puis du meunier du haut : Maurice ACKERMANN. Ce dernier agrandit la petite entreprise meunière. Il est le descendant d'une lignée de meuniers originaires de Soultz, où ils possédaient la Zipfelmühle. Maurice ACKERMANN vend son exploitation à Bloch David MEYER de Soultz qui convertit l'ancien moulin des Antonins en une filature.

Le moulin seigneurial

A peine 200 mètres plus en amont se trouvait l'Oberemühle : le moulin seigneurial. Comme son pendant du bas, il sera la cible des troupes de mercenaires, qui pendant la guerre de 30 ans, ruinent la seigneurie d'Issenheim.
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1637, Nicolas KRAFT, greffier du bailliage d'Issenheim, décrit le misérable état des bâtiments seigneuriaux. Avec les rares habitants restés sur place, il organise le nettoyage des décombres. Au moulin seigneurial, en particulier, il fait arracher les poutres de charpente et autres matériaux en bois, calcinés par les foyers allumés par les hordes incendiaires de passage.
En 1698, ce moulin se compose de deux roues. Proche du bâtiment principal se trouve une masure, vestige d'une ancienne huilerie. Les étables et les écuries rattachées au moulin sont particulièrement délabrées. Cet ensemble immobilier, situé "en la contrée dite Kattenbach" est destiné à la location.
Plusieurs candidats se sont déjà présentés. Un dénommé Urs GASSER, natif du canton de Soleure en Suisse, fait les meilleures propositions. Le bail emphytéotique, qui oblige le locataire à des réparations ainsi qu'à l'entretien des deux jardins, est conclu sur la base d'une rente annuelle de 200 Livres, à laquelle s'ajoute le chapon gras (volaille châtrée que l'on engraisse) et l'engrais d'un porc. En 1788, la veuve du meunier Jacques KELLER est locatrice du moulin. En 1837, les Domaines estiment à 15500 F la valeur du moulin et de ses dépendances. L'ancien moulin seigneurial est mis en vente. Son nouveau propriétaire est Maurice ACKERMANN, gendre de Jean Jacques KELLER. Conformément à la loi, il acquitte le quart de la valeur de l'estimation.
En 1883, l'hôpital d'Issenheim acquiert, pour la somme de 14 500 Marks, l'ancien moulin seigneurial qui était jusque là propriété du meunier Louis ACKERMANN.
En juin 1888, ce moulin est affermé au serrurier Joseph SCHMITT.
Le moulin du haut se compose de 3 tournants et d'une ribe (Ôhltrotte). L'emplacement de la chute d'eau ne permet que le fonctionnement d'une seule roue pendant une partie de l'année.
Depuis toujours, les variations de débit du Muhlbach sont liés aux problèmes d'irrigation. Dès 1686, une transaction entre les communautés riveraines de la Lauch fixe les droits de chacune. Il est notament stipulé que les clefs des écluses des canaux d'irrigation de Guebwiller resteront entre les mains du meunier seigneurial d'Issenheim.

Suite à la catastrophe de 1740, qui a complètement perturbé le cours de la rivière, un nouvel accord est conclu sur la base de concessions réciproques.
Cette nouvelle transaction établit une rotation continue pour l'irrigation.

D'amont en aval, les 10 communautés suivantes : Lautenbach, Buhl, Guebwiller, Issenheim, Merxheim, Gundolsheim, Rouffach, Pfaffenheim, Hattstatt et Herrlisheim ; disposent successivement de deux jours par semaine à condition qu'il y ait suffisamment d'eau dans la rivière. Dans ses grandes lignes, ce règlement sera appliqué jusqu'en 1893.
Malgré un chômage partiel, principalement en été, l'activité de nos deux
moulins va bon train. En 1826, ils emploient 4 ouvriers et produisent annuellement 260 tonnes de farine.
En 1932, l'ancien moulin seigneurial cède la place aux bains municipaux.
Ces mêmes bains sont démolis en 1989. Le Muhlbach, ancien canal des moulins disparaît à la fin des années 1960. Son lit, aujourd'hui comblé, abrite désormais un collecteur d'eaux usées.
Au lieu-dit Obergrün, canton Klostermatt, la scierie Koch est de nos jours le seul rescapé des établissements industriels ayant utilisé l'énergie hydraulique du Muhlbach. C'est en 1,869, que son fondateur Conrad MORLOCK y avait établi sa "Sâgemühle".