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Infos utiles

Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

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Index de l'article
La Paroisse Saint-André
Description de l'église paroissiale d'Issenheim vers 1672
Une nouvelle église
L'orgue d'Issenheim : un Joseph Callinet
Le dimanche des Rameaux : D'r Palmesunntig
L'Ackerkapelchen de la Pfleck
La procession de la Fête-Dieu
Toutes les pages

La procession de la Fête-Dieu

Deux semaines après la Pentecôte, l'Église célébrait jadis une tradition religieuse haute en couleur : la Fête-Dieu. Apparue en Flandres dès le 13eme siècle, elle ne fut importée en Alsace qu'au début du siècle suivant. Il faudra encore attendre un centaine d'années avant de voir défiler les premières processions à la gloire du Saint-Sacrement. Abandonnées à l'époque de la Réforme, elles seront reprises après l'annexion française de 1648. Abolies par le Concordat de Napoléon, elles reprendront avec vigueur sous la Restauration.
La Fête-Dieu était la fête paroissiale par excellence. Les fidèles se mobilisaient pour l'organiser. Les hommes installaient les échafaudages destinés à supporter les autels qu'ils encadraient de bosquets formés de jeunes bouleaux coupés dans la forêt communale. Les femmes s'occupaient de la décoration et recouvraient les grossières charpentes de belles tentures dorées et les marches des plus beaux tapis. Elles plaçaient les statues et les vases précieux qui débordaient de flamboyants glaïeuls, d'oeillets ou de roses.
La jeunesse s'adonnait à la cueillette des fleurs. Sillonnant le ban de la commune, elle remplissait de grands paniers. C'est ainsi qu'à Issenheim, la veille du Liawaherrgottstàg, nous descendions au Bachgarten cueillir les coquelicots, bleuets, marguerites qui poussaient le long, des chemins ou dans nos jardins d'Hinterem Ostein. Le lendemain, leurs pétales tapissaient l'asphalte des rues empruntées par le cortège. Les maisons riveraines se mettaient aussi au diapason : elles se décoraient de drapeaux multicolores, de plantes en pots, de crucifix et de statues. La procession pouvait commencer.

Trois servants de messe marchent en tête. Derrière eux viennent les garçons portant des fanions d'Fahneleprozession. Ensuite viennent les fillettes, toutes vêtues de blanc. Elles sont suivies par trois garçonnets déguisés. Ils représentent l'Enfant Jésus, s'Jesükend, Saint Jean-Baptiste et le Bon Berger. Ils précèdent le dais, d'r Himmel, le ciel. C'est une voûte de tentures brodées avec une touffe de plumes d'autruche, aux quatre angles. Il est porté par quatre hommes en habits noirs de cérémonie. Sous le dais marche le prêtre. Il tient le soleil de l'ostensoir.
Un groupe de servants de messe précède le dais. Par équipe de trois ils avancent successivement, à reculons, suivant un cérémonial longuement répété à l'avance. Deux d'entre eux envoient des pétales de roses et de fleurs de pavots. Le troisième balance, par à-coups, l'encensoir. Derrière le dais suivent les hommes et les femmes, séparément. La procession s'arrête aux quatre reposoirs. On dépose bannières et statues. Les chants et les prières résonnent à travers les artères de vieux village. Le calme revient quand les participants reçoivent à genoux la bénédiction.
genou
rares paroisses organisent encore la procession solennelle. Souvent, on se limite à un modeste cortège autour de l'église. A l'origine l'Eglise institua cette fête pour vénérer publiquement le Christ dans le Saint-Sacrement. Mais au fil du temps, au début des années soixante-dix surtout, la tradition se dégrada progressivement. Le folklore finit par l'emporter sur le sens profond et digne de la procession. Certains curés décident alors de l'annuler.




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