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Infos utiles

Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

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Index de l'article
La seigneurie d'Issenheim
Les débuts de la guerre de 30 ans
Mazarin, seigneur d'Issenheim
Albert II, Prince Souverain de Monaco, Seigneur d'Issenheim
Le gisant du chevalier de Hus
Droit de péage et de pontenage à Issenheim
Le château seigneurial au 18eme siècle
Toutes les pages

Les débuts de la guerre de 30 ans

 

La guerre de 30 ans se déroule de 1618 à 1648. Cette guerre oppose, en principe, les Princes protestants à leur Empereur catholique. En réalité, toutes sortes d'armées européennes viennent s'affronter sur les bords du Rhin. En avril 1619, des cuirassiers du régiment Wallenstein, en majorité néerlandais et wallons, prennent leurs quartiers dans les villages de la seigneurie d'Issenheim.
Ils ont droit à une ration personnelle et journalière de 3 livres de pain, 2 livres de viande et 2 mesures de vin. Pour leurs chevaux il est prévu de la paille, du foin et une ration quotidienne d'un lester d'avoine.

Les incendiaires d'Obentraut

En janvier 1622, 300 cavaliers placés sous les ordres d'OBENTRAUT pillent et détruisent la région. OBENTRAUT est à la solde d'Ernest von MANSFELD. Ce dernier a déserté le camp de l'évêque de Strasbourg pour se mettre au service des protestants.
Le 24 janvier, ces mercenaires arrivent à Issenheim, où ils vont sévir pendant cinq jours. Ils brûlent l'auberge et les dépendances de l'aubergiste « Au Cheval Blanc » : Mathias ACKERMANN. Après leur départ, la Régence autrichienne d'Ensisheim lui remettra 80 florins, à déduire sur les futurs droits d'umgeld, pour lui permettre de reconstruire sa maison.
A Raedersheim, les hommes d'OBENTRAUT incendient la forge communale. Les Bourguignons, alliés des Autrichiens, conviennent de surprendre l'ennemi à Issenheim. Mais les cavaliers de MANSFELD, mis en éveil par les tirs des paysans en armes, quittent les lieux.

Les suédois sanguinaires

En 1630, les villages de Merxheim et de Raedersheim logent une compagnie de Croates. Mais la plus effroyable tragédie de cette période particulièrement mouvementée s'avère être l'occupation suédoise. Fin 1632, ils arrivent à Issenheim. A l'annonce de leur venue, la réputation de leur cruauté avait déjà fait fuir de nombreux habitants. Ils pillent les habitations, puis sous la menace de la torture, ils forcent les gens à de lourdes contributions. Jusqu'à l'arrivée des secours autrichiens, les Suédois se signalent par leurs exactions d'inspiration terroriste. La tradition orale conserve le souvenir des supplices qu'ils infligeaient à la population indigène. Il semble même que les Suédois bénéficiaient d'une certaine complicité locale. Le lieutenant-bailli d'Issenheim est accusé d'avoir favorisé leurs actions.
A l'arrivée des secours autrichiens, des Espagnols en l'occurence, les deux armées ennemies se retrouvent pendant une quinzaine de jours sur la terre d'Issenheim. Raedersheim est anéanti et réduit à un tas de cendres. Au château et dans le village d'Issenheim, toutes les provisions et réserves de légumes, fruits, vin, foin, paille et d'argent sont très rapidement consommées. Petit et grand bétail, voitures, harnais sont récupérés. Merxheim subit un sort identique à ses deux voisins. Les mercenaires des deux bords qui, au gré de leurs humeurs n'hésitent pas à changer de camp, commettent toutes les exactions inimaginables et possibles.
Le "schwedentrunk", injection de purin, est resté célèbre parmi d'autres cruautés.

Le triste sort de la population indigène

Les habitants de nos villages se réfugient dans les villes ou se terrent dans les proches vallées. Les survivants sont victimes de la peste qui règne de façon endémique. En janvier 1634, période d'acalmie, Nicolas KRAFT, greffier de la seigneurie, demande à la Chambre de faire réparer les deux ponts du château d'Issenheim. En aôut 1635, il rappelle aux autorités autrichiennes que Raedersheim est complètement ruiné et, qu'avant longtemps personne ne pourra habiter ou cultiver l'endroit. Les habitants qui s'étaient retirés à Soultz ou à Guebwiller ont fui ou sont pour la plupart, morts de faim. Lorsque les deux villes tombèrent aux mains du Duc de Lorraine, allié des Autrichiens, les rares rescapés furent extorqués des maigres biens qu'ils avaient pu conserver, avant d'être violentés ou tués. KRAFT lui-même ne doit sont salut qu'à sa fuite sur Vieux-Brisach.

Tentative de sauvegarde de l'habitat d'Issenheim

En 1637, le greffier de la seigneurie manifeste, aux autorités autrichiennes, son désir de sauver une partie du village ruiné d'Issenheim et de ses terres devenues incultes. Cette tentative de sauvegarde concerne les édifices seigneuriaux et les rares maisons qui ont résisté aux différentes invasions qui ont secoué le village. Malgré la froideur hivernale, il semble pouvoir compter sur l'aide de quelques rares autochtones restés au village. Dans un premier temps, la charpente calcinée du moulin seigneurial, établi sur les rives du Muhlbach et les garnitures de fenêtres du château sont démontées, récupérées et vendues au profit de la seigneurie.
Un peu plus tard, KRAFT représente à la Chambre que les maisons qui ont été conservées par ses soins à Issenheim, bien qu'abandonnées par leur habitants, vont toutes être ruinées si l'on n'y met ordre. Le château et le moulin sont totalement ruinés. Les Hongrois et les Croates qui logent à Issenheim arrachent les plants de vigne qu'il avait plantés et recommencé à soigner. Les impôts, censes, droits de péage et d'umgeld sont inexistants.

L'intervention française

En 1635, Louis XIII déclare la guerre aux HABSBOURG. En 1637 ; il paie, à Bernard de SAXE-WEIMAR, une armée, complètement équipée, de 18000 hommes. Celle-ci s'empare des possessions des HABSBOURG en Haute-Alsace. Bernard de SAXE-WEIMAR meurt en 1639. Avant de mourir, il remet la seigneurie d'Issenheim à un colonel suédois qui avait combattu à ses côtés, Jean de ROSEN.
Cette donation est confirmée par le roi de France.
Le colonel de ROSEN, seigneur d'Issenheim, restera au service du royaume de France jusqu'à la bataille de Rethel, en 1653, où il perdra la vie. Sa veuve se remarie avec un gentilhomme saxon : César von PFLUG.

 




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