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Infos utiles

Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

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Index de l'article
Le relais de la Poste à Issenheim
Le maître de Poste
Essais infructueux de transfert de la Poste aux lettres de Rouffach à Issenheim
Difficultés du maître de Poste Zimmermann lors de son installation à Issenheim
Prétentions abusives de Zimmermann aux communaux
Conflit avec la communauté sur l'emplacement de la maison de Poste
Création d'un service de messagerie
Le statut fiscal du maître de Poste en 1788
La période révolutionnaire
La démission de Jean-Thiébaut Zimmermann
Les successeurs de Jean-Thiébaut Zimmermann
Toutes les pages

Le relais de la Poste aux chevaux

 

En 1681, sous l'autorité de Louvois, ministre et grand maître des courriers, surintendant des Postes, un réseau de relais postaux est mis en place. Les bases d'une nouvelle organisation sont ainsi posées de façon durable pour près de deux siècles. Seules quelques légères modifications interviendront ultérieurement.

Le 15 octobre 1749, à la suite de la démission du nommé BESSON, maître de Poste à Rouffach, le relais sera supprimé dans cette ville et transféré à Issenheim, où il sera tenu par François Antoine ERHARD, le procureur de la Seigneurie d'Issenheim. Un relais intermédiaire sera créé à Hastatt entre ceux de Colmar et d'Issenheim. De même, le relais de Cernay sera transféré à Aspach-le-Bas.

Entre Strasbourg et Belfort, il y a neuf de ces relais dans les localités suivantes : Saint-Ludan, Benfeld, Sélestat, Ostheim, Colmar, Hattstatt, Issenheim, Aspach-le-Bas et La Chapelle-sous-Rougemont.

Ancien relais de la poste Le relais d'Issenheim changera plusieurs fois de place, à l'intérieur ou à l'extérieur même du village, mais il est toujours situé au bord de la grande route.
Le premier maître de poste d'Issenheim possède depuis 1747 une belle propriété. Il y installe le siège local de la poste aux chevaux. La construction de cette maison remonte, comme l'atteste le millésime inscrit sur le fronton de l'entrée principale, à 1737. Son premier propriétaire fut Philippe WILHELM, alors procureur fiscal de la seigneurie et futur beau-père de François Antoine ERHARD. Elle s'élève sur l'emplacement d'une ancienne métairie communément dénommée d'Melckerey. Aujourd'hui encore la rue des Pins qui passe à proximité de ce bâtiment est connue sous le lieu-dit : Hinter der Melckerey.

La maison de Poste s'acccompagnait d'une forge, d'écuries, de granges et de remises. Le relais étant l'arrêt officiel des voitures, il devait être facilement accessible et muni de tout le nécessaire pour le repos et les soins dus aux chevaux, ainsi qu'à l'entretien et, au besoin, à une réparation à effectuer.
Certaines traditions signalent que la diligence était précédée par l'avant-courrier, un homme à cheval, qui devait faire préparer les chevaux. Ceux-ci devaient être bridés à l'avance et le postillon de service prêt à les monter. L'arrivée de la diligence était annoncée par le postillon qui sonnait du cor. C'était alors le remue-ménage habituel au relais, les palefreniers sortant en hâte les chevaux frais qui allaient pour une distance donnée remplacer les chevaux fatigués.

Le trajet d'Issenheim à Aspach devait se faire en une heure quarante (pour une distance d'environ vingt kilomètres), celui à Hattstatt en une heure quinze (quinze kilomètres). Issenheim était également une station principale pour le transport des voyageurs et des marchandises.

De la circulation intense résulta la construction d'auberges et de restaurants. Ceux-ci bordaient la route royale, l'actuelle route de Rouffach où l'on voit d'ailleurs toujours les maisons larges et grandes qui jadis ont hébergé les voyageurs. Il y en avait plus d'une douzaine en exploitation et leurs enseignes en fer forgé annonçaient : Aux Deux Clefs, Au Lion d'Or, A la Croix d'Or, Au Canon, Au Cheval Blanc, A l'Ange, A la Demi-Lune, A la Couronne, Au Mouton, Au Sauvage, Au Saumon, Au Bœuf, Aux Trois Rois, A l'Aigle...

A l'époque, et de temps immémorial, se tenaient trois grandes foires annuelles le long de l'artère principale. Le 11 novembre, jour de la Saint-Martin, les 13 et 14 août, veilles de l'Assomption , les 6 et 7 septembre veilles de la Nativité de la Vierge. On y exposait en vente des outils, ustensiles, des draperies, cuirs, effets d'habillement et des cercles de bois, à l'exclusion de toute vente de bétail.

Des courtiers et des marchands israélites élirent domicile dans le village, le commerce des bestiaux et l'échange de terrains furent florissants.

 




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