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Infos utiles

Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

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Index de l'article
Le relais de la Poste à Issenheim
Le maître de Poste
Essais infructueux de transfert de la Poste aux lettres de Rouffach à Issenheim
Difficultés du maître de Poste Zimmermann lors de son installation à Issenheim
Prétentions abusives de Zimmermann aux communaux
Conflit avec la communauté sur l'emplacement de la maison de Poste
Création d'un service de messagerie
Le statut fiscal du maître de Poste en 1788
La période révolutionnaire
La démission de Jean-Thiébaut Zimmermann
Les successeurs de Jean-Thiébaut Zimmermann
Toutes les pages

Le maître de Poste

 

La maison de Poste était tenue par le maître de Poste. Celui-ci avait un double rôle :

  • général, puisque c'est uniquement sur lui que reposait le transport par Poste des voyageurs, qui, contre rémunération lui empruntaient ses chevaux.
  • postal, puisqu'il était chargé d'assurer le transport des dépêches.

Son rôle essentiel qui est la raison même de son existence, est le transport du courrier. Il est obligé de fournir gratuitement, deux fois par semaine, deux chevaux aux courriers des malles et le même nombre par courrier supplémentaire. Il est dit que c'est pour le service des courriers ordinaires que les maîtres de Poste reçoivent les gages que le roi leur accorde et jouissent de leur privilèges. Ces privilèges et leurs gages ne sont point accordés pour conduire les voyageurs qui payent des chevaux à un prix fort avantageux. En contrepartie, le maître de Poste est soumis à des obligations. Le transport du courrier devait se faire dans les conditions de rapidité prévues et la malle transmise de poste en poste devait arriver à destination en bon état.

Il est défendu à quiconque d'utiliser les chevaux réservés au courrier pour ses déplacements. Indépendamment de la fourniture des chevaux et de leur équipement, les maîtres de Poste devaient se pourvoir de postillons pour accompagner non seulement les courriers, mais aussi les voyageurs, et ramener les chevaux à la maison de la Poste.

Les gages du maître de Poste sont peu importants. Ceci était compensé par des privilèges et des exemptions. Le principal des bénéfices de l'exploitation des maîtres de Poste leur venait du privilège qui leur appartenait de louer au public des chevaux, dont le prix était arrêté par ordonnance royale. Il devait être établi de telle sorte qu'il laissât un bénéfice certain à son propriétaire et pour cela il fallait tenir compte des fluctuations économiques, ainsi que du coût des grains et fourrages nécessaires à l'approvisionnement des écuries.

Le maître de Poste était exempt de toutes tailles et de toutes charges publiques : logement de gens de guerre, guet et charges de ville, ainsi que de toutes contributions de fournitures pour subsistance et logement de gens de guerre.
Ces gages étaient insaisissables et devaient être payés tous les six mois. Les maîtres de Poste avaient le droit de vendre du vin et des vivres aux courriers et postillons sans en être inquiétés par les corporations d'hôteliers et de cabaretiers. Ils ne payaient aucun droit d'Umgeld jusqu'à cent mesures débitées (I'Umgeld était un droit perçu sur le vin et la bière débités par les aubergistes et cabaretiers. Il était en général de seize sous par mesure de trente-deux pots (ou soixante-quatre pintes) de vin, et de huit sous quatre deniers par mesure de bière). Toutes ces exemptions étaient concédées à titre gratuit.

Mais ces privilèges n'étaient pas sans répercussion sur les impôts des autres contribuables et une active opposition se manifestera contre l'abus de ces exemptions, surtout en matière de taille, le plus vivement combattue par les représentants des communautés.

En effet, l'exemption de la taille était celle qui surchargeait le plus les autres contribuables.

 




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