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Infos utiles

Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

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Index de l'article
Le relais de la Poste à Issenheim
Le maître de Poste
Essais infructueux de transfert de la Poste aux lettres de Rouffach à Issenheim
Difficultés du maître de Poste Zimmermann lors de son installation à Issenheim
Prétentions abusives de Zimmermann aux communaux
Conflit avec la communauté sur l'emplacement de la maison de Poste
Création d'un service de messagerie
Le statut fiscal du maître de Poste en 1788
La période révolutionnaire
La démission de Jean-Thiébaut Zimmermann
Les successeurs de Jean-Thiébaut Zimmermann
Toutes les pages

Les successeurs de Jean-Thiébaut Zimmermann

Sous le Consulat (1799-1804), François Antoine HILTENBRAND sera le nouveau maître de Poste d'Issenheim.
Né à Issenheim le 12 octobre 1768, il est le fils de François Joseph HILTENBRAND, originaire de Buhl et d'Anne-Marie STROBEL. Il installe le relais à son domicile, l'auberge Au Lion d'Or, située au bord de la grande route, à l'angle que celle-ci forme avec le chemin allant à l'ancien domaine seigneurial. En 1966, cette maison a été ravagé par un incendie et détruite. A son emplacement s'élève aujourd'hui un H.L.M.
Dès son arrivée au pouvoir ( 1804), le gouvernement impérial était menacé par la défection des maîtres de Poste qui délaissaient leurs fonctions, en raison de peu de profit de leurs entreprises. En abandonnant à l'industrie privée l'exploitation des messageries, le Directoire les avait privés d'une source intéressante de profits. Ainsi le public désertait les maisons de Poste, et les chevaux, pour la plupart, ne servaient plus qu'aux courriers. Ce n'était point suffisant et il fallait trouver un remède surtout pour les routes à grand trafic où se trouvait précisément le relais d'Issenheim.
Une série de textes eut pour but de mettre fin à ces difficultés. Les entrepreneurs de voitures publiques devaient payer vingt-cinq centimes aux maîtres de Poste par cheval et par poste, même s'ils ne se servaient pas de leurs chevaux. On augmenta également le prix des chevaux utilisés par le public pour les voyages en poste.

En 1812, on ne compte que quatre hectares d'avoine ensemencés à Issenheim, de telle sorte que le maître de Poste doit acheter la plus grande partie de ses avoines dans les Vosges et dans les arrondissements d'Altkirch et de Belfort.
En 1814, il doit, à la demande du maire Mathias WILHELM, prêter une berline neuve à des officiers autrichiens. Elle ne lui sera jamais rendue et ce n'est qu'en avril 1832 que le conseil municipal l'indemnisera par un échange favorable de terrains. Bénéficiant de bonnes conjonctures d'alors (comme celle de l'établissement d'une filature à Issenheim). F.A. HILTENBRAND voit son service se développer considérablement.

En 1816, il achète pour 35 000 francs de terrains communaux, dont il revendra bientôt une grande partie en réalisant toutefois d'importants bénéfices. Il grand également de quarante chevaux, ce qui double pratiquement l'effectif de 1794.
En 1839, il démissionne en faveur de son fils, pour devenir entrepreneur de voitures publiques. F.A. HILTENBRAND II (18 Vendémiaire An XII -11 octobre 1803 - 12 juillet 1869) sera le dernier maître de Poste d'Issenheim. Le 18 décembre 1830, sur les ordres venus de Paris, le préfet du Haut-Rhin demande des renseignements sur le sieur HILTENBRAND fils, que son père maître de Poste à Issenheim propose à sa place. Les renseignements ont été demandés à M. WENDLING, maire de Soultz. Le 4 février 1831 lui est concédé le brevet de maître Poste d'Issenheim.
En avril 1833, F.A. Hiltenbrand 11, fils de F.A. HILTENBRAND entrepreneur de voitures publiques et de Marie-Ursule MEISTER, épouse Christine SPETZ de Soppe-le-bas. A cette occasion les parents HILTENBRAND donnent à leur fils leur maison, cour, granges et écuries en la rue dite Landstrass ou Grande route, le tout est estimé à 14 000 francs, plus un petit jardin au lieu dit Am Altenweg.
Ce jardinet sera revendu le 9 avril 1837 aux frères ZIMMERMANN, les fils de l'ancien maître de Poste qui y feront construire l'hôpital d'Issenheim.
Le 20 décembre 1836, lors de la liquidation de la communauté HILTENBRAND-MEISTER le mobilier destiné au service de la Poste, et qui revenait à F.A. HILTENBRAND II se composait de : «..20 chevaux de poste, ceux destinés à ce service, ceux destinés au service des accélérés, les harnais des chevaux, selles et bricoles, les voitures pour le service des diligences et des accélérés... Le tout abandonné pour 14 000 francs plus l'atelier de maréchal ferrant pour 400 francs».
Une importante innovation consécutive aux découvertes scientifiques allait bouleverser les conditions de transport des correspondances : l'utilisation de la vapeur. Chemin de fer et paquebots allaient apporter une grande amélioration à la lutte contre le temps et les distances. Certes des voitures de plus en plus chères avaient provoqué quelques gains de temps, mais bien maigres en comparaison des performances des nouveaux moyens de locomotion.
A ces avantages s'ajoutait encore la possibilité d'employer la durée du trajet pour le tri des correspondances, ce qui eût été impossible sur les routes en raison du volume et du poids qu'il aurait fallu donner aux malles-postes.

Cette expérience fut tentée en France dès 1844 sur la ligne Paris-Rouen, puis à la fin de la monarchie de juillet, sur la ligne Strasbourg-Mulhouse. La construction de la ligne de Strasbourg à Bâle en passant par Mulhouse, s'échelonne de 1837 à 1841. Il était prévu qu'elle longerait la route royale 83 de Strasbourg à Lyon, des environs de Fegersheim jusqu'à Issenheim, qu'elle borderait avant de desservir Bollwiller. Mais au Sud de Colmar, le tracé par Issenheim qui aurait exigé une pente trop forte n'a pas été retenu.
Cette substitution de la voie ferrée aux malles-poste n'alla pas sans plaintes et sans récriminations. Une lithographie de DAUMIER représente les maîtres de Poste regardant les trains qui leur passent sous le nez et dont le nez précisément s'allonge devant la perspective d'une concurrence ruineuse pour leur commerce.
La question de compensation se posa, les maîtres de Poste ayant demandé à être indemnisés pour la concurrence de plus en plus victorieuse que leur faisaient les chemins de fer. Elle devait être résolue à leur profit, après nombre de consultations juridiques et d'interventions judiciaires.
Le relais d'Issenheim est déclaré vacant vers les années 1850.
C'est ainsi que disparaît la Poste aux chevaux dans un monde qui déjà tourne irrémédiablement vers le modernisme, sacrifiant à la rentabilité, les maîtres de Poste, personnages hauts en couleurs qui provoquaient la jalousie de leurs citoyens, et leurs postillons aux uniformes célèbres, qui sont autant de personnages légendaires aujourd'hui relégués dans le folklore.
Il nous a paru intéressant, de les restituer, dans un contexte local, face aux problèmes de leur époque.




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