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Infos utiles

Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

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Index de l'article
Le relais de la Poste à Issenheim
Le maître de Poste
Essais infructueux de transfert de la Poste aux lettres de Rouffach à Issenheim
Difficultés du maître de Poste Zimmermann lors de son installation à Issenheim
Prétentions abusives de Zimmermann aux communaux
Conflit avec la communauté sur l'emplacement de la maison de Poste
Création d'un service de messagerie
Le statut fiscal du maître de Poste en 1788
La période révolutionnaire
La démission de Jean-Thiébaut Zimmermann
Les successeurs de Jean-Thiébaut Zimmermann
Toutes les pages

Essais infructueux de transfert de la Poste aux lettres de Rouffach à Issenheim

 

La Poste royale comprend deux administrations distinctes qu'il ne faut pas confondre :

  • La Poste aux chevaux qui assure le transport des voyageurs et du courrier qui est concédée par brevet à un propriétaire généralement aubergiste, qui dispose d'un relais et prend le titre le maître de Poste.
  • La Poste aux lettres, institution plus proche de l'administration actuelle, dirigée par un directeur chargé de collecter les lettres, les paquets et les fonds, avant de les confier pour le transport au relais de sa localité ou à la malle-poste de passage.


Depuis 1751, on note plusieurs tentatives pour le transfert du bureau de la Poste aux lettres de Rouffach à Issenheim, où se trouve depuis peu le relais de la Poste aux chevaux.

En 1754, François Antoine ERHARD, maître de Poste d'Issenheim, adresse un mémoire aux Conseil des Postes, en vue de ce transfert. Il observe que le bureau de Poste de Rouffach se trouve séparé de la Poste aux chevaux d'Issenheim, cela consomme le double du temps qui serait nécessaire si les deux services se trouvaient réunis.
Comme Rouffach est un lieu fermé (de remparts), et que le courrier y passe de nuit, l'ouverture des portes de la ville occasionne un second retard. Ensuite, il précise qu'Issenheim est situé entre Guebwiller, Soultz, Bollwiller, Ensisheim, Thann et Bollwiller qui sont des «baillages considérables et où les ordres arriveraient plus rapidement que par Rouffach». Enfin qu'Issenheim se rapprocherait du bureau de Belfort trop éloigné de Rouffach, qui se trouve trop près de Colmar.

Le sieur MOUILLESAUX, contrôleur provincial des Postes à qui l'on a envoyé ce mémoire, convient des avantages qui présente cette proposition, et des inconvénients auxquels elle remédierait. Mais il observe que l'hôtellerie que tient le maître de Poste qui demande la Poste aux lettres «n'est point propre à y placer le dépôt de la confiance publique». Cependant il pense que l'on pourrait confier le bureau à une autre personne. Une autre objection est que Rouffach est un lieu de passage et de halte des troupes. Mais comme ces troupes ne sont que de passage, elles ne reçoivent point de lettres.

MOUILLESAUX est donc favorable au transfert à Issenheim, mais il doute que son avis soit suivi, parce que Rouffach est le siège d'un bailli, et que ce sont les baillis qui reçoivent les ordre de l'Intendant. MOUILLESAUX est d'autant plus favorable au transfert, qu'à Rouffach le service de la Poste est très négligé. Les plaintes affluent de toutes parts. Le directeur, qui est protégé par le bailli JUNCKER, ne s'occupe guère de son service et laisse ce soin à sa mère qui est fort âgée. Il en résulte que le public n'est point servi.

Mais dans un contre-mémoire adressé à l'Intendant, le bailli JUNCKER détruit l'argumentation de MOUILLESAUX, en la rejetant point par point. Il «s'étonne des nouveaux efforts du maître de poste d'Issenheim cabaretier qui passe pour dérangé» . D'après lui, «ce dernier se serait tenu dans le silence, s'il ne trouvait un appui en la personne du sieur MOUILLESAUX».

JUNCKER rappelle que l'objet des Postes est l'accélération du service du roi, du public et des particuliers. Leur établissement s'est fait dans les villes principalement, les préposés y habitent, les affaires et le commerce y procurent plus de relations que dans les villages. Comme les courriers passent de nuit s'ils étaient portés plus loin, l'exécution des ordres se verrait retardée, et le bailli ne pourrait remplir correctement son devoir. L'arrêt de la malle-poste à Rouffach ne dure du reste que trois à quatre minutes.

D'autre part, JUNCKER remarque que Rouffach est mieux situé qu'Issenheim. Bollwiller et Guebwiller sont des baillages d'une étendue moitié moin que Rouffach. Bollwiller ne se compose que d'un château. Il n'y a que le baillage de Thann qui gagnerait une lieue, si le bureau était placé à Issenheim. Cette considération ne peut entraîner le transfert.
Il devrait s'établir un bureau à Cernay, au lieu de la messagerie qui retarde le service d'une poste à l'autre.

Suite à cette intervention de Juncker, le bureau de Poste aux lettres demeurera à Rouffach.

En 1826, les filateurs de Guebwiller, toujours obligés d'aller chercher leur courrier à Rouffach, demandent à nouveau le transfert du bureau de la Poste aux lettres à Issenheim.

Il fallut attendre la loi du 3-10 juin 1829 pour que soit établie une distribution postale dans toutes les communes françaises. Avant cette date, beaucoup de villes d'une certaine importance étaient privées de toute communication postale. L'on était forcé de faire chercher les lettres au bureau le plus proche, aux frais de la ville. Ainsi à Guebwiller, le magistrat entretenait un messager qui allait trois fois par semaine chercher les lettres au bureau de Rouffach. Il touchait vingt livres et treize sous de gages par an, et un sou de chaque destinataire de lettres.

 




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