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Infos utiles

Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

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Index de l'article
Le relais de la Poste à Issenheim
Le maître de Poste
Essais infructueux de transfert de la Poste aux lettres de Rouffach à Issenheim
Difficultés du maître de Poste Zimmermann lors de son installation à Issenheim
Prétentions abusives de Zimmermann aux communaux
Conflit avec la communauté sur l'emplacement de la maison de Poste
Création d'un service de messagerie
Le statut fiscal du maître de Poste en 1788
La période révolutionnaire
La démission de Jean-Thiébaut Zimmermann
Les successeurs de Jean-Thiébaut Zimmermann
Toutes les pages

Difficultés du maître de Poste Zimmermann lors de son installation à Issenheim

 

Dans la famille ZIMMERMANN d'Aspach-le-Bas, l'on était maître de Poste de père en fils. Jean-Georges ZIMMERMANN, né le 21 octobre 1717, épousera en 1737 Elisabeth DIETMANN d'Enschingen. Ils auront treize enfants dont huit survivront.
L'un d'eux, Jean-Thiébaut (16 mai 1743 - 30 octobre 1813) deviendra officiellement maître de Poste d'Issenheim le 4 août 1771. En effet, lorsque François-Antoine ERHARD, son prédécesseur avait donné sa démission, on avait eu beaucoup de mal à trouver un sujet qui veuille se charger du service de la Poste à Issenheim. Tous ceux à qui on l'avait proposé demandaient une ,-ratification annuelle de quinze à dix-huit cents livres, sur les frais du baillage.
Seul Jean-Georges ZIMMERMANN, maître de Poste d'Aspach s'était contenté d'une somme de trois cent livres, et était devenu maître de Poste d'Issenheim en 1769.

Il établit de suite son fils Jean-Thiébaut à Issenheim en faisant l'acquisition d'une maison et écurie, très petites et peu commodes, en attendant qu'il puisse y former un établissement plus considérable.
Le 2 novembre 1771, Jean-Thiébaut épouse Catherine HERZOG de Schlierbach. De leur union naîtront quatre enfants :

  • Jean-Thiébaut (17 août 1772 - 28 juin 1869)
  • Marie-Catherine (28 mai 1775 - 21 décembre 1845)
  • François-Joseph-Aloyse (31 mars 1778 - 30 juillet 1863)
  • Mathieu-Valentin (21 septembre 1779 - 12 février 1782).

L'emplacement acheté en 1769 étant trop étroit pour y loger les chevaux de Poste, fourrages et autres denrées, il cherche, sans succès, un logement convenable pour y établir la Poste.
Il y avait lieu d'espérer que les prieurs et religieux de l'ordre de Saint-Antoine, qui possédaient un champ de part et d'autre de la chaussée royale 83 de Strasbourg à Lyon, lui en abandonneraient une partie. Mais ceux-ci refusant, il s'adresse alors à la communauté d'Issenheim pour que cette dernière lui cède un terrain communal situé au-delà du grand pont en pierre à la sortie vers Rouffach.
Mais les préposés de la communauté s'opposent à sa demande sous prétexte que le terrain est divisé en trois parties. La première forme un terrain dégradé par la Lauch et qui, de l'autorité de l'Intendant, est affermé et sert de chantier aux entrepreneurs de la coupe de Lautenbach. La seconde partie sert de champ aux arquebusiers d'Issenheim, sur lequel ils ont, à leurs frais, fait bâtir une maison nécessaire à leur «tirerie». Enfin, la troisième partie sert de chemin aux habitants pour aller sur leurs «héritages», et de passage aux troupeaux communaux pour aller à la pâture.
Les prévôts et préposés de la communauté répliquent que si ZIMMERMANN n'a pas les commodités suffisantes pour loger ses chevaux, fourrages et denrées, il y a des maisons qui pourraient lui convenir et qui sont à vendre à Issenheim. Ils lui suggèrent notamment d'acheter celle de l'ancien maître de Poste, qui est d'après eux la plus commode et la mieux située de toutes les maisons de Poste de la province. Et de conclure qu'il ne tient donc qu'au sieur ZIM
MERMANN de l'acheter si absolument il lui faut un logement plus spacieux.
ZIMMERMANN a fait alors plusieurs démarches infructueuses, en voulant acquérir des maisons qui avaient été mises en vente, mais les unes n'étaient point propres à l'établissement de la Poste, et le prix des autres était trop exorbitant.
Cependant d'après MULLER, le subdélégué colmarien de l'Intendant, les raisons qui déterminent le refus des préposés ne sont point fondées. En effet, le chantier de la coupe de Lautenbach n'occupe qu'une petite partie du communal. Le terrain est suffisant non seulement pour un chantier, mais encore pour l'établissement d'une Poste aux chevaux et de ses dépendances.

Malgré ces deux établissements, la communauté pourra encore se servir de la tirerie, ainsi qu'elle l'a fait de tout temps. MULLER estime que le refus des préposés ne doit être envisagé que «comme un effet de leur mauvaise volonté». Le 18 septembre 1772, il est d'avis d'autoriser ZIMMERMANN à construire sur le communal en question. Celui-ci doit avoir la préférence, étant donné qu'il est tenu à un service qui intéresse le public. La communauté d'Issenheim n'y perdra rien, car elle percevra une rente foncière que l'Intendant affectera sur le terrain qui sera accordé au maître de Posté. Cette rente foncière sera réglée par des experts, dont les parties conviendront devant le subdélégué, ou qu'il prendra et nommera d'office.
Et MULLER conclut qu'en réalité Jean-Thiébaut ZIMMERMANN «éprouve toutes les difficultés auxquelles sont exposés les nouveaux venus dans une communauté». Les habitants d'Issenheim se sont convenus entre eux de lui faire payer cher son nouvel établissement. En effet, il ne trouvera de maison qu'en payant le double de sa valeur, et d'un autre côté les préposés de cette communauté «lui refusent par un pareil motif de vexation un terrain communal pour y former sa demeure».
Suivant l'avis de son subdélégué, et sans s'arrêter aux réponses des préposés, l'Intendant d'Alsace de Blair de Boisemont autorise le 22 mai 1773 le sieur ZIMMERMANN à construire à l'emplacement prévu. Rappelons au passage que l'Intendant de justice, de police et de finance, commissaire départi pour l'exécution des ordres du roi, était le représentant le plus direct et le plus puissant du pouvoir royal dans la province d'Alsace. Les subdélégués remplissaient à peu près les fonctions de sous-préfets actuels, l'Intendant les nommait et les révoquait à son gré. A Colmar, le subdélégué était presque toujours un consubdélégué au Conseil Souverain.

 




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