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Infos utiles

Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

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Index de l'article
Le relais de la Poste à Issenheim
Le maître de Poste
Essais infructueux de transfert de la Poste aux lettres de Rouffach à Issenheim
Difficultés du maître de Poste Zimmermann lors de son installation à Issenheim
Prétentions abusives de Zimmermann aux communaux
Conflit avec la communauté sur l'emplacement de la maison de Poste
Création d'un service de messagerie
Le statut fiscal du maître de Poste en 1788
La période révolutionnaire
La démission de Jean-Thiébaut Zimmermann
Les successeurs de Jean-Thiébaut Zimmermann
Toutes les pages

Conflit avec la communauté sur l'emplacement de la maison de Poste

 

Suite à l'autorisation de construction délivrée par l'Intendant, les plans sont établis le 13 juillet 1773. Mais les préposés reviennent à la charge.
Leur première objection est la suivante : comme une partie de l'emplacement de la maison se trouverait comprise dans le bail du sieur SCHELLBAUM, adjudicateur de la coupe de Lautenbach, les préposés craignent que celui-ci ne leur réclame des dommages et intérêts, d'autant qu'il faudrait d'après le plan, changer la dérivation du canal de flottage du bois en rapprochant le cours de la Lauch de dix-huit pieds plus près du village.
Mais SCHELLBAUM signale qu'il ne s'opposera jamais à ce qui sera réglé et ordonné par l'Intendant.
Qu'importe, les représentants de la Communauté ont d'autres arguments en réserve. Comme le rivage est extrêmement bas dans cette partie et n'est composé que de cailloux qui n'ont point de «tenacité», le chemin communal passant le long de la Lauch et de la future maison de Poste sera submergé par les crues. En conséquence, ils en demandent l'entretien au maître de Poste.
Ce dernier réplique que par l'établissement de la Poste en cet endroit, le chemin deviendra voie publique.
Mais les proposés ne sont pas encore au bout de leurs arguments. Ils disent que le troupeau communal consiste en plus de deux cents pièces de bétail qui n'ont que ce chemin pour se rendre à la pâture. D'après eux, le chemin ne sera jamais assez large pour que le troupeau puisse y passer sans accident. Ils présentent donc une requête à l'Intendant en le priant de bien vouloir se faire rendre compte de la situation.
En définitive, devant toutes ces complications, et surtout à cause de l'étroitesse de l'emplacement en question, Jean-Thiébaut ZIMMERMANN finira par
s'arranger avec les pères de Saint-Antoine. Ceci à la suite d'un échange de quelques terres labourables situées dans le finage d'Issenheim. Les prieurs cèdent au maître de Poste une pièce de la contenance de trois journaux et de deux perches, située à la sortie du lieu en-delà du grand pont et sur la droite de la route qui conduit à Rouffach. Cette pièce, qu'il convoitait déjà en 1772. se trouve juste à côté du terrain communal qui posait tellement de problèmes. En échange de cela, ZIMMERMANN cède trois pièces situées respectivement aux cantons dits Hinter Ostein, et Kirchenfeld, d'une contenance de 781 perches, ou trois journaux et 69 perches, soit 67 perches de plus que la pièce où s'élèvera la future maison de Poste.
Comme ce terrain sortira à l'avenir de la perception de la dîme, le maître de Poste s'engage à payer à la commanderie, annuellement et à perpétuité. une rente foncière non rachetable de trois boisseaux de froment, et autant d'orge. bonne et loyale marchandise, le tout en date du 28 mai 1774.
Nous constatons que l'échange est nettement favorable aux Antonins. En effet, en plus des 67 perches de surface, le sieur ZIMMERMANN s'engage à leur régler chaque année une rente foncière. Ils obtiennent donc l'autorisation d'échange de leur abbé général de Navarre, alors que c'est la crainte d'un avis contraire qui avait motivé leur refus de février 1772.
Le 16 juillet 1774 est établi le plan de la nouvelle maison. Celle-ci aura quatre-vingt pieds de long sur quarante de large, l'entrepreneur de la construction étant François SCHMITT, maître maçon d'Issenheim.
Le prévôt RISACHER et le bourgmestre SCHURRER n'ont plus rien à objecter.
La maison sera construite en 1775, comme l'atteste l'inscription au dessus de la porte d'entrée qui, outre la date, comprend également les initiales TZ du maître de Poste. Le relais entrera la même année en service, comme le prouve son enseigne que Monsieur Armand SCHATZ, ancien propriétaire de la maison, décédé début 1979, a cédé en 1967 au musée d'histoire des PTT de Riquewihr.

 




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