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Infos utiles

Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

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Index de l'article
Le relais de la Poste à Issenheim
Le maître de Poste
Essais infructueux de transfert de la Poste aux lettres de Rouffach à Issenheim
Difficultés du maître de Poste Zimmermann lors de son installation à Issenheim
Prétentions abusives de Zimmermann aux communaux
Conflit avec la communauté sur l'emplacement de la maison de Poste
Création d'un service de messagerie
Le statut fiscal du maître de Poste en 1788
La période révolutionnaire
La démission de Jean-Thiébaut Zimmermann
Les successeurs de Jean-Thiébaut Zimmermann
Toutes les pages

La démission de Jean-Thiébaut Zimmermann

Le 1er Pluviôse An VII de la République (20 janvier 1799), BEIGER, commissaire du Directoire exécutif auprès de l'administration municipale du canton de Soultz, invite par lettre le citoyen ZIMMERMANN, maître de Poste aux chevaux à Issenheim à lui faire parvenir dans les 24 heures les noms, prénoms et âges de ses postillons. Par une nouvelle lettre, le 5 Pluviôse (24 janvier) et en réponse à celle que lui avait envoyée ZIMMERMANN le 3, BEIGER lui annonce que Jean JONNET de Biesheim et Marc FISCHER de Schlierbach sont réquisitionnables. En effet, l'article I d'un précédent arrêté du Directoire stipulait que : «les maîtres de Poste et postillons compris par leur âge dans la première réquisition doivent être incorporés dans les demi-brigades les plus voisines des lieux de leur établissement, ceux de la circonscription doivent rejoindre de suite». Article 2 : «...les postillons peuvent cependant rester à leur poste jusqu'à ce qu'ils aient été remplacés».
BEIGER invite donc ZIMMERMANN à envoyer ses postillons JONNET et FISCHER au commissaire des guerres à Colmar qui leur indiquera leur lieu d'incorporation. Quant à Joseph ZIMMERMANN, le propre fils du maître de Poste également compris par son âge dans la classe de la conscription militaire, il est tenu d'après le premier article de rejoindre de suite. Il est invité à se rendre incessamment au secrétariat de l'administration municipale pour y chercher sa feuille de route pour Belfort, où il s'adressera au citoyen LEGRAND dont il recevra les ordres ultérieurs.

Le 14 Ventôse (4 mars 1799) la lettre du 5 Pluviôse ayant été sans effet, BEIGER rappelle à ZIMMERMANN qu'il doit envoyer ses postillons à Colmar. Il lui est demandé d'autre part, et dans les 24 heures, de faire parvenir à Soultz un certificat constatant que les postillons se trouvent incorporés dans une demi-brigade, avec numéro de la demi-brigade, noms et prénoms des postillons.
Le 28 Ventôse (18 mars), BEIGER écrit au commissaire du département pour lui signaler que le 15 du même mois, ZIMMERMANN l'a prévenu que les deux postillons étaient allés à Colmar chez le commissaire de guerre BLANCHARD. Le commissaire les a envoyés chez un chef de brigade. Ce dernier déclara qu'il ne les recevraient qu'à condition qu'ils rejoignent son propre corps au plus tard dans les quinze jours. Ils sont donc revenus sans être embrigadés.
Le 3 Germinal (23 mars 1799), par retour du courrier, le commissaire du département taxe BEIGER de négligeant. Et celui-ci d'écrire le même jour à ZIMMERMANN : «...c'est votre insouciance qui m'a attiré ces reproches. J'espère que vous les réparerez en faisant embrigader vos deux postillons et en me faisant parvenir le certificat dans les 24 heures, sinon je serai obligé d'employer des mesures de rigueur. Quant à votre fils Joseph ZIMMERMANN, il doit immédiatement rejoindre le dépôt général des conscrits de Bâle, sinon je serai également forcé de prendre des mesures rigoureuses...» .
Mais les menaces ne semblent point toucher ZIMMERMANN. Aussi le 4 Floréal (23 avril 1799) BEIGER écrit au commissaire du département que «malgré les invitations réitérées faites au citoyen ZIMMERMANN en exécution de vos lettres du 18 Nivôse, 2 Ventôse et 1er Germinal, je n'ai pu parvenir à faire embrigader les deux postillons. L'un d'eux nommé Marc FISCHER de Schlierbach vient de quitter clandestinement le service dudit ZIMMERMANN, sans que ce dernier puisse déclarer la retraite de son postillon. L'autre nommé Jean JONNET de Biesheim se trouve encore au service dudit ZIMMERMANN sans avoir produit un certificat d'embrigadement.

Joseph ZIMMERMANN fils vient de m'envoyer un certificat constatant qu'il est entré dans le bataillon des Canonniers de l'école de Strasbourg. Voilà le résultat de nos démarches faites envers les postillons réquisitionnaires et conscrits en activité chez ZIMMERMANN maître de Poste à Issenheim et unique maître de Poste aux chevaux du canton. Je vous prie de me tracer ultérieurement le chemin qui reste à suivre, en vous observant que le dit ZIMMERMANN m'a déclaré qu'il ne pouvait plus garantir le service de son état...» .

Le 11 Messidor (29 juin 1799), dans une nouvelle lettre, BEIGER demande si, d'après le nouvel arrêté daté du 13 Prairial (1erjuin), il doit faire rejoindre leur brigade à Jean JONNET et Thiébaut ZIMMERMANN, autre fils du maître de Poste, tous deux postillons réquisitionnaires. Ces derniers sont en effet attachés à la 57e demi-brigade et porteurs d'un congé de quatre mois.

Le 20 Messidor (8juillet), il écrit à ZIMMERMANN : «Au reçu de l'arrêté du Directoire exécutif du 13 Prairial dernier qui rapporte tout arrêté et décision prise en faveur des réquisitionnaires et conscrits, et qui ordonne par son article qu'ils sont tous tenus de rejoindre sans délai les corps dans lesquels ils ont été incorporés, je me suis adressé au commissaire du département pour savoir si vos postillons étaient compris ou non ? Sa réponse du 16 est formelle à cet égard : en conséquence, je vous invite à envoyer immédiatement à mon bureau les nommés Thiébaut ZIMMERMANN et Jean JONNET de Biesheim, tous deux postillons en activité de service chez vous, pour prendre leur feuille de route afin de rejoindre leurs corps».
Quatre jours plus tard, J. -Th. ZIMMERMANN démissionnait de sa charge.
Mais comme tout maître de Poste, il était obligé d'assurer le service de son relais pendant six mois à dater du jour de sa démission, à moins qu'il n'ait été, dans l'intervalle, pourvu à son remplacement.
Par la suite Jean-Thiébaut ZIMMERMANN continuera à s'occuper de son auberge, deviendra conseiller municipal, et mourra le 30 mars 1813 à l'âge de 70 ans.




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