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Infos utiles

Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

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Index de l'article
Le village
Toponymie
Les armoiries d'Issenheim
Saint-André : Patron d'Issenheim
La langue de chez nous
Ban et cantons
Le village
L'activité commerciale
Le paradis terrestre de l'Alsace
La population
Toutes les pages

Topographie

 

Issenheim est situé à une altitude moyenne de 250 mètres, au pied des collines sous-vosgiennes. C'est un village de plaine, le premier situé le long de long la Lauch, à son débouché du Florival.

Le ban communal se déploie sur une superficie de 816 hectares. La rivière " la Lauch " le traverse d'ouest en est. C'est autour de son lit, constitué à l'origine de nombreux bras, que se sont établis les premiers occupants du site.
Plan d'Issenheim - 1750

Qui étaient ces hommes ?

Les archives sont muettes à leur sujet. Une certitude : l'endroit servait primitivement de passage à une importante voie de communication romaine. Il s'agit de la "Bergstrasse", une route venant de Luxeuil, passant par Belfort, Cernay et Soultz pour rejoindre ensuite Rouffach puis Eguisheim.


Un puits romain et des monnaies romaines ont été mis à jour lors de travaux de terrassement effectués sur le site de l'ancienne usine HARTMANN, à la limite occidentale du territoire communal.


Il est généralement admis qu'avant cette époque, les imprévisibles crues de la Lauch empêchaient l'établissement d'un habitat durable et organisé.

 


Toponymie

 

En 1135, les archives mentionnent pour la première fois le nom de notre commune, sous la forme Ysenheim.
Au fil du temps, son orthographe subit de nombreuses modifications : Isinheim en 1149, Isenheim dès 1196, Isinhen en 1233 ...jusqu'à Issenheim son écriture actuelle.
L'immémoriale prononciation dialectale alémanique Isena ne justifie aucunement l'utilisation du deuxième "s", qu'un barbarisme orthographique a imposé voici quelque temps déjà. Durant plusieurs siècles d'ailleurs, que ce soit sous la domination autrichienne, française ou allemande, ce nom s'écrivait Isenheim.
L'origine exacte du nom est inconnue.
Une analogie phonétique avec le mot Eisen (le fer) paraît peu vraisemblable. Jamais un mineral de ce type n'a été découvert dans les proches environs.
Les étymologistes penchent plutôt en faveur du préfixe Iso, un nom d'homme germanique ; suivi du suffixe -heim, signifiant le village. Le village d'Iso en somme.
isenheim
Dans ses "Légendes du Florival", l'abbé BRAUN y voit la trace du culte jadis dédié par les Romains à la déesse Isis, c'est à dire Isisheim.
D'autres noms, comme celui du château d'Isenbourg, situé sur les hauteurs de Rouffach ; ou encore du canton Isenbreit, voire même celui du Heissenstein à Guebwiller, dériveraient respectivement d'Isisburg, Isisbreit ou Isisstein.

Le sobriquet des gens d'ici est celui d'Erlagucker, surnom qui peut se traduire par "Regardeurs de goujons". Le goujon est un petit poisson que l'on rencontre dans les rivières limpides et sablonneuses.
En 1913 déjà, le poète local Georges SPETZ regretta sa disparition

"...Il y a cinquante ans, auprès de ma maison, les truites dans la Lauch, mordaient à l'hameçon. A présent, on ne voit dans cette onde mortelle, plus un petit goujon, ni la moindre moutelle..."

 


 

Les armoiries d'Issenheim


Les armoiries de notre commune sont officiellement décrites de la manière suivante :
"D'or au fer à cheval de sable, un sautoir de même posé en abîme". Pour le commun des mortels, il s'agit plus modestement d'un fer à cheval qui entoure une croix de Saint-André.

armoires issenheimCet emblème emprunte ses attributs, simultanément aux armoiries de la seigneurie d'Issenheim et à celles du bailli Valentin JENNY, également receveur de l'abbaye de Murbach.
Le répertoire de 1697 mentionne une "Porte d'or à un fer à cheval... pour les premières, et une "Porte d'or à un homme nu de carnation qui a les bras et les jambes écartées en sautoir et liés avec des chaînes de sable... - pour les secondes.

La présence du fer à cheval est la résultante d'une confusion d'origine phonétique entre Isena (Issenheim) et Isa (le fer).

Celle de la croix de Saint-André trouve son explication dans le patronage de la paroisse d'Issenheim ; placée sous la protection de ce saint.

 


Saint-André : Patron d'Issenheim

 

André est le "premier appelé par Jésus". Il allait devenir le "premier appelant".

Après la Pentecôte et la dispersion des douze Apôtres, André aurait été emprisonné à Patras. Condamné à mort, il aurait accueilli la croix avec un grand élan de ferveur. Fixé sur la croix par des cordes, il riait même, à la fureur de ses bourreaux.

st andrèLe culte de Saint-André va se répandre partout en Europe mais aussi en Angleterre et en Ecosse.

A l'époque des rois Dagobert (vers 622-715), des moines écossais seraient venus s'établir au débouché de la vallée du Florival. Ils bâtirent leurs cellules (Zellen) sur l'emplacement du village actuel de Bergholtz-Zell. Il n'est pas invraisemblable de leur attribuer la fondation de la paroisse d'Issenheim.

Jusqu'au 15e siècle, saint André est représenté sur une croix latine à branches droites, comme celle de la crucifiction de Jésus. On ignore l'origine de la représentation de la croix à branches obliques, en forme de X.

 

De nombreuses invocations

 

La Saint-André, fête patronale, est célébrée le 30 novembre. Ce saint est invoqué contre la stérilité conjugale, les maux de gorge, le torticolis, la goutte, les crampes, l'érésipèle et surtout contre la dysenterie qui fut longtemps appelée " Mal de Saint-André".

Il est le patron des pêcheurs en eau douce et des poissonniers, des porteurs d'eau et des cordiers qui fabriquent les filets.

Au 19e siècle, les filles à marier 'invoquaient à cause de son nom qui en grec signifie : "viril".

De nombreuses traditions populaires entourent sa fête.

 


 

La langue de chez nous

 

Aussi bien les historiens que les linguistes situent la germanisation définitive de l'Alsace au 5ème siècle après Jésus-Christ, c'est-à-dire à l'époque où les Alamans et les Francs deviennent sédentaires.

Les parlers alsaciens se trouvent à la limite occidentale du domaine haut-allemand (hochdeutsch). Notre idiome alémanique est une variante de l'allemand supérieur (oberdeutsch). Il résulte d'une mutation consonantique que l'on situe entre le 5e et le 8e siècle.

Depuis maintenant 1500 ans, le dialecte alémanique est la langue des indigènes de ce pays. Son expression écrite est l'allemand. La majorité des textes d'archives est rédigée dans cette langue.

Un exemple :
Jusqu'en 1970, les registres des procès-verbaux des Assemblées Générales et des réunions des Conseils d'Administration et de Surveillance de la Caisse de Crédit Mutuel d'Issenheim sont rédigés en langue allemande.

Depuis quelques années, on parle beaucoup de la disparition du dialecte en Alsace. Pourtant, même s'il y a effectivement régression, sa pratique reste vivante, même chez les jeunes.

Aujourd'hui  en Europe, le bilinguisme s'impose.

C'est un atout économique mais aussi culturel de première importance.

 


Ban et cantons

 

Notre ban communal est constitué de nombreux cantons de différentes natures. Les terres labourables y côtoient des prés de fauche, des bois, des vignes, des pâturages, des vergers et des jardins potagers jusqu'à l'emplacement de l'ancien bourg.

De très anciennes dénominations, dont certaines rappellent l'époque franco-alémanique, subsistent çà et là. D'autres ont malheureusement disparu ou bien sont en train de tomber dans l'oubli. De nouveaux quartiers se sont créés. De nombreux noms de rues éclipsent parfois les anciens lieux-dits.bans et cantons d'Issenheim

Dénominations de quelques cantons

  • Terres labourables :
    Schutzenfeld, Hinter dem Kloster, Langgasse, Gaemsen Erlen, Breiten, Thalacker, Krautland...
  • Prés de fauche :
    Holtzmatt, Forstmatt, Wolfloch, Münzmatten, Hampfmatt...
  • Vignes :
    Burggarten, Pfleck, Pfarrgarten, Hinter Ostein, Schaentzlen...
  • Pâturages :
    Saubinsenplon, Weideland, Durrematten...

 


Le village

Pendant des siècles, du 13e jusqu'au 18e, le village proprement dit occupe le même emplacement au sein du ban communal. D'est en ouest, il s'étend du château seigneurial jusqu'au domaine du couvent des Antonins.

La Lauch, barrière naturelle, est sa limite septentrionale.

Au sud, un front de granges sépare cet habitat rural du vignoble d'Hinter dem Kloster.
A l'intérieur de cet espace de vie, les activités économiques et sociales s'articulent autour de deux artères principales.

L'une d'elles, est un axe de communication européen communément dénommé d'Landstros (actuellement rue de Rouffach et rue de Cernay) ; l'autre qui est perpendiculaire à la précédente rue-canalest appelée d'Langgass (actuellement rue de Guebwiller).


Ces deux voies sont bordées de grandes propriétés à vocation essentiellement agricole et viticole.

D'autres ruelles, relativement étroites, tissent les mailles d'un habitat plus réserré et moins aisé. Elles ont pour nom : d'Kattenbachgass, d'Kirchgass,d'Klostergass, d'Judengass. Dans ces quartiers règne une promiscuité multiséculaire.

 


 

L'activité commerciale

 

Dans ce cœur d'Issenheim, au sein de petites maisonnettes, vivaient les familles des manouvriers. Elles occupaient de pauvres et minuscules logements où leur nombreuse marmaille côtoyait les animaux domestiques. Il n'était pas rare qu'un cochon ou qu'une vache occupe une pièce attenante ou intégrée à l'habitation.

La misère était le dénominateur commun à ces foyers. Plus tard, l'industrialisation naissante du bourg ne fera qu'accroître la situation précaire de cette  population de base. L'alcoolisme sera alors une des plaies du village.

Depuis des temps immémoriaux, trois cabarets fonctionnent à Issenheim. Après la guerre de 30 ans, leur nombre ne cessera de croître pour atteindre celui de 18 débits de boissons en 1852. On y consomme essentiellement du vin d'Issenheim ou d'Ostein. A la fin du 18e siècle, on compte près de 9 hectares de vignes à l'intérieur du ban communal.

L'intense activité commerciale, favorisée par le passage de la plus grande route de la province fait consommer sur place la totalité de la production viticole. En 1793, on estime que sur une période de 18 mois, la consommation en vin représente 4400 mesures : soit l'équivalent actuel de 2200 hectolitres. Près des 3/4 sont écoulés dans les auberges d'Issenheim. La production locale en représente plus du quart.

Au fil du temps, se développe un artisanat lié à la viticulture. Les métiers de tonnelier, de charron, de maréchal ferrant, de transporteur ou de chargeur de vin... se transmettent de père en fils. Les meuniers, les boulangers, les bouchers, les cordiers... transforment et commercialisent la production agricole et ses dérivés. Des marchands ambulants se sédentarisent et ouvrent des merceries et des épiceries. Trois grandes foires annuelles font la réputation du bourg.

La liste des patentes délivrées en l'an 5 de la République (1796-1797), mentionne également les professions qui suivent : tailleur, cordonnier, menuisier, maçon, plâtrier, sellier, bonnetier, chirurgien, tisserand et fileur.

 


Le paradis terrestre de l'Alsace

 


Voici une description de la seigneurie d'Issenheim, faite en 1672 par une commission d'enquête instituée par le Duc de MAZARIN.

Nous en avons extrait un passage concernant la prévôté d'Issenheim et Ostein.

... -Il est difficile de trouver une demeure plus commode et plus avantageuse pour toutes choses qu'est le bourg d'Isenheim. Car outre qu'il est situé sur la plus grande route d'Alsace, seulement à 4 heures de Brisach et convenablement au milieu de 4 petites villes des mieux connues de toute la province ; à savoir Ensisheim, Soultz, Guebwiller et Rouffach ; c'est qu'il n y a rien de toutes les commodités de la vie que ce territoire ne fournisse en abondance. Car il y a sur les montagnes voisines des bois et des vignes en quantité : et ses plaines unies et à perte de vue sont si agréablement mélangées de ruisseaux et d'arbres fruitiers, de prairies et de terres labourables portant toutes sortes de grains à souhait que l'on peut appeler ce pays le paradis terrestre de l'Alsace. - ...

L'auteur de ces lignes ne semble trouver de termes plus élogieux pour décrire le village. Il regrette néammoins l'exiguïté relative de son ban face aux seigneurs voisins.

... "Mais si d'un côté ces lieux considérables qui le confinent lui donnent de l'agrément par leur voisinage, ils lui font d'autre part acheter ce plaisir aux dépens de son territoire sur lequel les uns et les autres empiétant au lieu d'une vaste étendue de pays qu'il devrait posséder, il n'a que 2 heures seulement de circuit partagée en 400 journeaux de terres labourables, en 70 de vignes, 60 de bois et 300 d'excellents prés à travers lesquels la petite rivière de Lauch qui descend de Mourbach ayant pris plaisir de se répandre par 1000 canaux différents, elle les ramasse enfin tous au-dessus de Merxen pour se venir noyer dans l'Ill sur la contrescarpe de Colmar. "...

 


 

La population

 

Ce document nous renseigne avantageusement sur la population du village, moins d'un quart de siècle après le traité de Westphalie, en 1648:
"Quoi qu'il n'y ait ni portes, ni murailles qui puissent faire porter le titre de bourg à Isenheim, le nombre néammoins de ses feux (familles) est assez considérables pour lui accorder quelque rang au-dessus du village. Il a 67 familles complètes dont 53 sont bourgeois et le reste habitant qui possèdent tous ensemble 16 charrues et 47 chevaux...

 

 Même si les chiffres n'atteignent toujours pas ceux enregistrés avant la guerre  de 30 ans, on avait recensé 88 familles en 1626, on peut cependant constater une progression importante par rapport à 1659, dont le recensement indiquait 41 chefs de famille.
Avec le développement de l'immigration, souvent d'origine helvétique, le l'immigration de familles augmente régulièrement.

Le recensement des habitants d'Issenheim en 1699 est très intéressant. Cet état mentionne nominativement les chefs de famille. Il fournit également des renseignements supplémentaires qui concernent leur métier et le nombre de bêtes de trait, chevaux et boeufs qu'ils possèdent. La Famille finitzer -1915population locale se compose de 23 laboureurs, 33 gens de métiers, 34 manouvriers et de 10 pauvres veuves. Le nombre d'habitants peut être évalué à un demi-millier. Ce recensement ne fait mention d'aucun juif. On y compte 34 chevaux et 68 bœufs.

Au cours du 18e siècle, on note un fort accroissement de la population. L'installation du relais de la poste aux chevaux, l'ouverture de nombreuses auberges nécessitent l'engagement d'un nombreux personnel. Parallèlement à ce phénomène démographique, il faut considérer l'extraordinaire développement de la communauté israélite. Le recensement du 22 Messidor An II (10 juillet 1794), fait état d'une population de 909 habitants, "Y compris les juifs et les domestiques".

Au tout début du 19e siècle, on assiste à un léger tassement de cette population. Le recensement de 1801 ne dénombre plus que 810 habitants. La période révolutionnaire n'est certes pas étrangère à la baisse enregistrée. Les déportations, l'émigration et la conscription en masse peuvent expliquer cela. L'industrialisation d'Issenheim va contribuer à un nouveau "boom démographique".

Les proches campagnes surpeuplées, souffrant de l'usure, fournissent une grande part de la main d'œuvre. Des 840 habitants comptabilisés en 1804 on passe à 1214 en 1831, pour atteindre les 1728 hab. en 1861.

Le maximum est atteint en 1871 avec une population de 1869 habitants.

Avec la guerre de 1870 commence une nouvelle page de notre histoire. Un exode massif, composé essentiellement de jeunes, draîne environ 100 000 haut-rhinois sur 450 000 vers "  l'Intérieur" .

En 1885 la population du village tombe à 1671 habitants.

Ce n'est qu'en 1895 qu'elle dépasse à nouveau le seuil atteint avant la guerre.

En 1905, elle plafonne à 1969 personnes.

De 1910 à 1954, comme toute l'Alsace, Issenheim connaît une stagnation démographique. Après un minimum de 1437 habitants au lendemain de la deuxième guerre mondiale, une timide reprise permet d'atteindre les 1946 habitants en 1954. C'est depuis lors que la reprise démographique est sensible.

De 2117 hab. en 1968 on passe au nombre de 2247 en l'année 1975. Cet accroissement est lié à la création de 5 lotissements entre 1959 et 1974.

La réalisation, à partir de 1978, d'un lotissement de 145 maisons fait grimper ce nombre à 2907 hab. en 1982.

Le recensement de 1990 laisse apparaître une nouvelle stagnation.

Issenheim compte actuellement une population de 3415 personnes.

 


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