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Infos utiles

Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

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Les frères Maristes à Issenheim
La prise de guerre
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La prise de guerre

L'état des lieux

Au début de la guerre, la propriété de l'Association Catholique d'Education d'Issenheim comprend quatre constructions bien entretenues, situées au sein d'un magnifique parc aux essences rares. La grande maison destinée à abriter les salles de classe et l'internat de l'Institution Mariste, n'est autre que l'ancienne villa de la famille industrielle GAST.
Vraisemblablement construite au début du 19e siècle, cette habitation a été agrandie et restructurée en 1852 et 1860. Il s'agit d'une imposante bâtisse de style moderne, surmontée d'une toiture plate.
A main gauche, au fond de la cour, un autre bâtiment abrite les garages, la buanderie, la salle de bains ainsi que différentes pièces d'habitation. Cette coquette maison à colombage est recouverte d'un toit pentu à tuiles plates. Il s'agit du "chalet" qui, après-guerre, accueillera la cuisine et le réfectoire de l'Institution Champagnat.
A ses côtés, s'élève une petite maisonnette en briques apparentes. A l'entrée de la propriété se trouve la conciergerie. Sa construction remonte à 1865. C'est
conciergerie petite habitation à deux étages avec un toit plat couvert de lames de zinc. Elle servait de logis au portier des GAST.

L'état de guerre

La déclaration de guerre empêche l'ouverture du Collège d'Issenheim, prévue pour Octobre 1939. Dès le mois de Septembre, l'immeuble est occupé par la troupe. En cet automne, les écoles communales tardent aussi à rouvrir leurs portes. Les menaces de bombardements incitent l'Inspection Académique du Haut-Rhin à exiger la dispersion des classes en différents lieux de la Commune.
Le 25 Octobre 1939, le Conseil Municipal d'Issenheim décide le transfert d'une classe de garçons en la maison d'œuvre du Cercle des jeunes gens. Dans le même temps, deux classes de filles sont installées dans la propriété des Frères Maristes. L'Ecole maternelle restera provisoirement fermée.
Dans l'ancienne propriété GAST, les Frères Maristes mettent gracieusement leur nouveau mobilier scolaire à la disposition de la Commune d'Issenheim. Les deux parties conviennent pour plus tard d'un éventuel règlement des dégradations.

L'état de siège

Le 18 Juin 1940, l'ennemi pénètre dans Issenheim. Dans la Pfleck, une malheureuse altercation entre soldats allemands et un habitant du lieu tourne à la
tragédie. Le village y déplore la première victimecivile de la guerre.
Le 25 Juin, l'armistice est signé avec l'Allemagne. L'Alsace est rattachée au Reich. A Issenheim, comme ailleurs, l'occupant impose à sa manière l'idéologie dominante. En Février 1941, le parti nazi NSDAP «choisit» quatre nouveaux «Gemeinderâte».
Le 17 Juillet 1942, l'Association Catholique d'Education d'Issenheim est dissoute. Son immeuble est attribué à la NSDAP, pour les besoins du groupe local qui en fait son «Parteihaus». Dès lors, les ouvriers travaillant à l'usine toute proche, traversent constamment la propriété. Avec la Hitlerjugend des environs ils pillent et dégradent les arbres fruitiers. Le jardin potager est morcelé en 11 parcelles qui sont distribuées à certaines familles du lieu. Dans la propriété séquestrée les nouveaux maîtres installeront par la suite un jardin d'enfants.

La libération

Début Février 1945, se déroule la dernière étape de la bataille pour la réduction de la poche de Colmar. Les combats ont lieu dans d'effroyables conditions atmosphériques : tempêtes, chutes de neige, verglas, pour finir en inondations. La résistance allemande n'est plus que sporadique et de courte durée. L'ennemi s'acharne surtout à défendre quelques positions stratégiques qui lui permettent d'assurer sa retraite dans les meilleures conditions possibles.

Depuis la fin 1944, l'aviation alliée en fait ses cibles privilégiées. A Issenheim deux obus enlèvent l'angle supérieur de la face Nord de l'ancienne villa GAST. Les nombreux éclats causent d'importants dégâts au siège local du NSDAP. Ils ne font qu'aggraver une situation largement précarisée par cinq années d'occupation.
Issenheim est libérée le 4 Février à 17 h 30. Les premières troupes motorisées françaises trouvent l'ancienne propriété mariste dans un état plus que déplorable.

Le retour des Frères

Dès le printemps '45, les Frères Maristes reviennent à Issenheim. Le 14 Avril, se réunit à Guebwiller, le Comité de l'Association Catholique d'Education. Le Frère Louis Edmond ONIMUS, originaire de Rumersheim, assiste à cette réunion. On y décide d'entreprendre les démarches nécessaires au retour à l'Association de la propriété séquestrée par les Allemands, ainsi que de faire établir par expert les dommages subis. Les membres présents sont unanimes à juger qu'un frère de la Congrégation soit à demeure dans la maison, ceci sans interruption.
Fin Avril, l'architecte contacté par Frère Edmond établit son rapport. Début Mai, les maçon, ferblantier, menuisier, forgeron-serrurier,-serrurier, peintre, tous artisans d'Issenheim, entreprennent les premiers travaux de réparation.




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