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Infos utiles

Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

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Index de l'article
Les Jésuites à Issenheim
Les Soeurs de la Divine Providence
Deux campagnes de fouilles archéologiques
Monuments historiques
Toutes les pages

Les Jésuites à Issenheim

En 1839, la Compagnie de Jésus s'installe en Alsace. Elle fonde une résidence à Strasbourg et songe immédiatement à doter notre région d'un noviciat destiné à fournir des apôtres pour les provinces de langue allemande. Son choix se porte sur Issenheim, où elle peut acquérir l'ancienne Commanderie des Antonins.

Celle-ci est alors la propriété de la famille WAELTERLE de Colmar. M. WAELTERLE n'est autre que le gendre de Georges NANCÉ (ou NANSÉ) qui avait acheté l'ancien cloître, déclaré bien national. Les premiers Jésuites arrivent à Issenheim le 30 septembre 1843. Ils y trouvent un domaine délabré où réside encore le notaire M. LANDWERLIN. Le 20 octobre, ils accueillent les trois premiers novices.

Le noviciat se développe très rapidement, grâce à un nombre croissant de vocations. Chaque année compte une bonne trentaine de novices. Après 1861, on assiste à une baisse des effectifs. La dernière promotion (1869-70) ne comporte plus qu'une quinzaine de membres. Le catéchisme se fait au village même et à Guebwiller, notamment dans les écoles. On évangélise également les prisonniers d'Ensisheim.

Le 6 juin 1844, est ouverte une chapelle dédiée à saint Antoine. Mais déjà le projet de construire une église prend forme. L'emplacement de l'ancien lieu de culte des Antonins, ravagé par un incendie, parait tout désigné. La première pierre est posée le 7 mai 1854. Les habitants d'Issenheim acceptent de voiturer les matériaux nécessaires. Une loterie organisée au village permet de dégager les premiers fonds.

Dès 1856, on y célèbre les offices du dimanche. Monseigneur RAESS, évêque de Strasbourg, consacre l'église le 3 mai 1857. Celle-ci est dédiée à saint Joseph. De style néo-gothique, elle se compose d'une triple nef que séparent deux rangées de sept colonnes. L'édifice mesure 32 mètres de long sur 14 mètres de large et de haut. Il est éclairé par 33 vitraux.

En 1870, la guerre fait rage. L'Alsace se prépare à une nouvelle annexion. Le 14 octobre, les Jésuites d'Issenheim notent : «Passage d'un corps prussien se rendant à Guebwiller. De nos fenêtres nous assistons à une escarmouche entre francs-tireurs et Prussiens. Le 31 octobre : «Un régiment de Prussiens se restaure dans le village. Nous en avons pour notre part 90».

En Allemagne sévit le Kulturkampf. Les Jésuites des pays annexés sont proscrits. Le 9 août 1872, le Kreisdirektor vient à Issenheim leur signifier l'ordre du gouvernement. On discute et proteste pendant près de deux heures. L'occupant accorde finalement un délai de trois semaines pour évacuer la maison.

L'église est fermée. La maison abandonnée reste sous la garde d'un Père qui réside à Rouffach. En 1882, ce dernier déplore l'état délabré de la propriété. Finalement, 460 jeunes gens sont venus de 1843 à 1869 au noviciat d'Issenheim, revêtir les habits de la Compagnie de Jésus.

Les Soeurs de la Divine Providence


En 1885, la Congrégation des Soeurs enseignantes de la Divine Providence de Ribeauvillé achète le couvent d'Issenheim. Elle y transfère son école de couture "Sainte Famille". Elle fait construire, face à l'ancien bâtiment des Antonins, un vaste immeuble qui, à partir de 1893, accueille l'établissement Saint-Florent, une école artisanale destinée aux sourds-muets.

En 1897, l'école préparatoire à l'Ecole Normale des religieuses rejoint l'école religieuse dans l'ancien bâtiment. En 1904, les religieuses placent le postulat ménagèr à Issenheim.

Pendant la première guerre mondiale, un hôpital militaire est installé dans ces locaux. En 1938, l'école ménagère déménage à Carspach. En automne 1944, déménag des combats pour la Libération, les bâtiments sont endommagés. A partir de 1966, les locaux servent d'accueil à divers groupes.

Depuis 1975, la Maison Saint-Michel abrite les religieuses retraitées de la congrégation.

Deux campagnes de fouilles archéologiques


Entre le mois de septembre 1987 et la Toussaint 1988, la Maison Saint-Michel servait de cadre à deux campagnes de fouilles archéologiques. Justifiées par un colloque sur les sculptures de Nicolas de HAGUENAU et entreprises entre la porterie et l'entrée de l'église actuelle, leur objectif principal consistait à retrouver, en s'appuyant sur d'anciens plans des lieux, l'emplacement et les limites exactes du choeur de l'ancien sanctuaire des Antonins.

Ce choeur, de forme polygonale, mesurait 8,20 m de large. Ses fondations, peu profondes, datent probablement de la fin du 14e ou du tout début du 15e siècle. En moellons gréseux, liés à la chaux blanche, elles subsistent sur deux hauteurs d'assises. Sur le flanc sud a été dégagé le dallage d'une sacristie. La terre de remblai contenait de nombreux fragments de tuiles glaçurées. De cou-leurs verte, brune, noire et jaune, leur présence laisse supposer l'existence d'un toit polychrome.

Petite surprise, alors que l'on s'attendait à trouver une puissante souche d'autel, les découvertes ont révélé un aménagement maçonné léger, composé de trois murs de moellons et briques de 0,25 m d'épaisseur, posés sur le gravier. Large d'environ un mètre de côté cette structure délimite un espace interne, ouvert sur le 4, côté à l'est. Cette disposition tend à faire penser que l'on se trouve en présence d'un autel reliquaire. Cette base d'apparence fragile supportait le célèbre retable.

La terre excavée, qui remuée, augmente du cinquième de son volume, est rigoureusement passée à la loupe. Le mobilier archéologique qu'elle abrite est alors sélectionné, puis stocké. L'archéologue travaille essentiellement sur du détruit. Les traces qu'il recueille sont celles d'une histoire à trois temps : construction, occupation, destruction. Outre les fragments de tuiles, des tessons de carreaux de poële de styles gothique et renaissance, des morceaux de vaisselle, des éléments en brique, du carrelage, des pierres de voûtes complètent la collection.

Un temps-fort de ces opérations aura été la mise à jour d'un magnifique puits cylindrique. Celui-ci s'appuie contre les fondations et un contre-fort du choeur. D'un diamètre intérieur de 1,10 m, il est conservé sur une hauteur de 3 m. Sa partie visible est constitué de trois assises de moellons taillés dans le grès, surmontés d'une structure maçonnée plus moderne. Sa situation suggère l'exis-tence d'une fonction primitive encore inconnue. Non mentionné lors de la confection du cadastre de 1839, on le retrouve par contre sur deux plans datant du 17e siècle.

Sur le flanc sud du choeur, les recherches ont mis en évidence plusieurs phases de destructions suivies de reconstructions. Elles concernent une sacristie et d'autres ajouts annexes.

Monuments historiques


Un arrêté préfectoral en date du 2 novembre 1988 porte inscription de certaines parties de l'ancienne préceptorerie des Antonins, actuellement Maison Saint-Michel, sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

En sa séance du 23 juin 1988, la Commission régionale du patrimoine historique, archéologique et ethnologique considère que les éléments subsistants de l'ancienne préceptorerie des Antonins d'Issenheim présentent un intérêt d'histoire et d'art suffisant pour en rendre désirable la préservation en leur qualité d'uniques vestiges d'un établissement au rôle particulièrement important dans l'histoire des ordres religieux en Alsace et de l'art haut-rhénan.

En conséquence de quoi, sur proposition du Secrétaire Général pour les Affaires Régionales; le Préfet de la Région Alsace arrête:
"Sont inscrits sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le sol de la cour contenant les vestiges de l'église médiévale et les parties suivantes du bâtiment de la porterie :
  • façades sur rue, passage d'entrée, porte de la façade ouest et pierre armoriée la surmontant,
  • à l'intérieur du corps ouest : couloir voûté de trois croisées d'ogives à clefs blasonnées et salle polygonale au rez-de-chaussée, porte à moulures entrecroisées et plafond gothique de l'actuelle cuisine au premier étage, porte à moulure surmontée d'un écu au second étage."


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