Le village en images

  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images

Infos utiles

Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. ImprimerEnvoyer

Index de l'article
Les Jésuites à Issenheim
Les Soeurs de la Divine Providence
Deux campagnes de fouilles archéologiques
Monuments historiques
Toutes les pages

Deux campagnes de fouilles archéologiques


Entre le mois de septembre 1987 et la Toussaint 1988, la Maison Saint-Michel servait de cadre à deux campagnes de fouilles archéologiques. Justifiées par un colloque sur les sculptures de Nicolas de HAGUENAU et entreprises entre la porterie et l'entrée de l'église actuelle, leur objectif principal consistait à retrouver, en s'appuyant sur d'anciens plans des lieux, l'emplacement et les limites exactes du choeur de l'ancien sanctuaire des Antonins.

Ce choeur, de forme polygonale, mesurait 8,20 m de large. Ses fondations, peu profondes, datent probablement de la fin du 14e ou du tout début du 15e siècle. En moellons gréseux, liés à la chaux blanche, elles subsistent sur deux hauteurs d'assises. Sur le flanc sud a été dégagé le dallage d'une sacristie. La terre de remblai contenait de nombreux fragments de tuiles glaçurées. De cou-leurs verte, brune, noire et jaune, leur présence laisse supposer l'existence d'un toit polychrome.

Petite surprise, alors que l'on s'attendait à trouver une puissante souche d'autel, les découvertes ont révélé un aménagement maçonné léger, composé de trois murs de moellons et briques de 0,25 m d'épaisseur, posés sur le gravier. Large d'environ un mètre de côté cette structure délimite un espace interne, ouvert sur le 4, côté à l'est. Cette disposition tend à faire penser que l'on se trouve en présence d'un autel reliquaire. Cette base d'apparence fragile supportait le célèbre retable.

La terre excavée, qui remuée, augmente du cinquième de son volume, est rigoureusement passée à la loupe. Le mobilier archéologique qu'elle abrite est alors sélectionné, puis stocké. L'archéologue travaille essentiellement sur du détruit. Les traces qu'il recueille sont celles d'une histoire à trois temps : construction, occupation, destruction. Outre les fragments de tuiles, des tessons de carreaux de poële de styles gothique et renaissance, des morceaux de vaisselle, des éléments en brique, du carrelage, des pierres de voûtes complètent la collection.

Un temps-fort de ces opérations aura été la mise à jour d'un magnifique puits cylindrique. Celui-ci s'appuie contre les fondations et un contre-fort du choeur. D'un diamètre intérieur de 1,10 m, il est conservé sur une hauteur de 3 m. Sa partie visible est constitué de trois assises de moellons taillés dans le grès, surmontés d'une structure maçonnée plus moderne. Sa situation suggère l'exis-tence d'une fonction primitive encore inconnue. Non mentionné lors de la confection du cadastre de 1839, on le retrouve par contre sur deux plans datant du 17e siècle.

Sur le flanc sud du choeur, les recherches ont mis en évidence plusieurs phases de destructions suivies de reconstructions. Elles concernent une sacristie et d'autres ajouts annexes.



Partager sur Facebook    Twitter  Google bookmarks  slashdot  del.icio.us  technorati  digg  Furl  YahooMyWeb  Reddit  Blinklist  Fark  Simpy  Spurl  NewsVine