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Infos utiles

Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

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Index de l'article
L'ordre des Antonins
La préceptorerie d'Issenheim
Tracasseries quotidiennes
Le retable d'Issenheim
La guerre des paysans
Franz Beer
L'Empereur Rodolphe II
1618-1648 : La guerre de 30 ans
La dépouille du Couvent des Antonins
Toutes les pages

Tracasseries quotidiennes

Parmi les nobles peu favorables aux Antonins figure Jean Ulrich de HUS d'ISSENHEIM.

Vers la fin du 14e siècle, il est seigneur d'Issenheim.

Le précepteur Guillaume de SARON et son successeur Jean JENAUDAN endurent de cruelles vexations de la part de ce personnage. Divers documents extraits de leurs litiges, nous instruisent sur la nature des difficultés qu'éprouvent les Antonins lors de leur installation à Issenheim. Ils justifient les nombreuses protections dont ils sont l'objet.

Parmi les revendications légitimes des religieux, par ailleurs contestées par la partie adverse, figure la permission de mener paître avec leur berger, autant de têtes de bétail que le précepteur en a trouvé en entrant en fonction.

Le commandeur se plaint également du fait que Jean Ulrich de Hus fait régulièrement boucher le ruisseau qui alimente l'étang des religieux.

Contrairement à une autorisation accordée en 1407, le seigneur d'Issenheim empêche les domestiques des Antonins de prendre du sable de la Lauch pour leurs ouvrages de maçonnerie.

Plus grave encore, lors des grands jubilés qui drainent de nombreux pèlerins, Jean Ulrich de HUS fait creuser de profonds fossés et même démolir le pont sur la rivière pour empêcher ces derniers de visiter l'église des Antonins.

De la même manière, il interdit de roulage les charrettes et chariots de la maison.

Enfin, par une ruse indigne de son rang, il fait rompre les aqueducs et autres canalisations des religieux.

Dans un autre acte il est fait mention des droits et péages que le seigneur d'Issenheim réclame injustement, jusqu'à l'intérieur de leur cloître, aux marchands qui viennent y exposer leurs articles. A plusieurs reprises, il fait forcer et vider le tronc situé dans l'église à proximité de l'autel de Saint-Antoine.

Il commande le vol des poutres destinées à la réparation de l'église et s'en sert pour construire un pont devant sa forteresse : le château d'Issenheim.


En 1420, il profite d'une invitation à déjeuner chez le précepteur pour enlever au grand jour, à l'aide de ses paysans, 20 pièces de bétail parmi les plus belles et les meilleures. Il en fait abattre 13 sur le champ. Des valets de Saint-Antoine, ramenant deux chariots de bois, sont contraints de conduire ces dernières dans son château.

De même, défense est faite aux sujets de la seigneurie de s'acquitter de leurs cens et de leurs rentes en faveur du couvent. Le Seigneur exige le droit de taille au personnel du cloître, extorque des pauvres de leur hospice, maltraite le jardinier de l'ordre.

Ses excès le pousse à obliger le meunier des Antonins à moudre en sa faveur ou encore de s'adjuger pendant près de 20 ans les revenus de la première messe.

Ses paysans ne rendent plus aucun compte des revenus de la fabrique de l'église paroissiale Saint-André.

Terrorisé par les exactions et les menaces de mort proférées à son égard par l'excommunié seigneur de HUS, le pauvre curé d'Issenheim n'ose même plus dire la messe en sa présence.

Jean d'Orlier

Jean d'ORLIER est issu d'une très ancienne lignée noble de Savoie. Né aux alentours de 1425, il devient en 1451 déjà, précepteur du Couvent des Antonins à Ferrare, en Italie.

Fin 1463, on lui propose la préceptorerie d'Issenheim. L'établissement de Haute-Alsace occupe alors une soixantaine de personnes, financièrement dépendantes, parmi lesquelles 8 religieux et une vingtaine de malades infirmes.

Au contraire de ses prédécesseurs à Issenheim, Jean d'ORLIER a le sens des affaires. Jamais durant ses fonctions, il ne sera question de plaintes stéréotypées enregistrées par le passé.

En 1472, il rachète pour la somme de 700 Gulden, les villages de Merxheim et de Raedersheim à Jacob von RUSECK. Il s'engage énergiquement, face à l'évêché de Bâle, pour l'incorporation de l'église paroissiale d'Issenheim, chose finalement reconnue en 1482. En 1480, il fonde une troisième messe pour les pèlerins qui, tôt le matin, décident de reprendre la route.

Mais il déploie l'essentiel de son activité pour l'embellissement de l'église conventuelle d'Issenheim, qui par son biais, entre définitivement dans les annales de l'histoire de l'art. Le choeur de cet édifice fut érigé sous le préceptorat de Jean JENAUDAN (1394-1419). D'ORLIER se consacre donc à la poursuite des travaux de construction de la nef. Ceux-ci achevés sous la direction de son successeur Guido GUERSI qui y adjoindra le clocher, la façade ouest, les voûtes et la sacristie.

En été 1471, il fait appel au célèbre artiste colmarien Martin SCHONGAUER, alors à peine âgé de 26 ans, et lui passe commande d'une gravure illustrant la "Tentation de Saint-Antoine dans le désert".

Les deux hommes entretiennent de durables et bonnes relations. Vers 1475, SCHONGAUER créé pour les Antonins un splendide retable, appelé le petit retable d'Issenheim ou encore le retable d'Orlier.

Suite à une autre commande de Jean d'ORLIER, Nicolas de HAGUENAU exécute vers 1490, la partie sculptée du grand retable d'Issenheim.

En 1490, Jean d'ORLIER renonce à la préceptorerie d'Issenheim et se retire. Il avait été un grand ami de Barthélemy d'ANDLAU, Prince-abbé de Murbach et l'un des plus remarquables mécènes de l'art en Haute-Alsace.

Guido Guersi

Guido GUERSI, son successeur est originaire de Sicile.

Il complète le sanctuaire des Antonins en y ajoutant des nefs latérales dans le style du gothique finissant. Il l'embellit aussi par des stalles splendides.

Il choisit Maître MATHIS, encore appelé GRUNEWALD, pour exécuter les volets peints du célèbre retable d'Issenheim. L'oeuvre aurait été réalisée entre 1512 et le 19 février 1516, date du décès de Guido GUERSI.

Hans HOLBEIN, le Vieux, séjourne également à Issenheim. Il y transporte même son atelier. Il est vraisemblablement décédé à Issenheim vers 1524.




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