Le village en images

  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images
  • La commune d'Issenheim en images

Infos utiles

Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. ImprimerEnvoyer

Index de l'article
L'ordre des Antonins
La préceptorerie d'Issenheim
Tracasseries quotidiennes
Le retable d'Issenheim
La guerre des paysans
Franz Beer
L'Empereur Rodolphe II
1618-1648 : La guerre de 30 ans
La dépouille du Couvent des Antonins
Toutes les pages

La dépouille du Couvent des Antonins

Le 4 février 1793, les commissaires Louis VAILLANT et Louis HOMBERGER, nommés par arrêté du district de Colmar, se rendent au couvent des Antonins. Assistés du procureur et de deux membres de la municipalité d'Issenheim; ils procèdent à l'estimation des bâtiments et dressent l'inventaire des meubles, des vases sacrés et des ornements.

L'inventaire exhaustif des nombreux objets d'art et des riches ornements dont s'enorgueillissaient les Antonins nous permet d'imaginer l'intérieur de cette splendide église, aujourd'hui démolie. Un dessin au trait de cette église, fait en 1822 par M. SCHACRE architecte à Mulhouse est un complément indispensable à la restitution par la pensée de cet édifice renommé.

Dans l'église

  • Premièrement, dans le choeur, le maître-autel en bois marbré et doré, au dessus duquel se trouve un grand tableau peint sur bois représentant un Christ. Ce tableau est peint sur deux battants fermant en forme d'armoire, laquelle renferme différentes autres peintures aussi sur bois, dans le fond de laquelle se trouve une statue en bois d'une sculpture antique, représentant la figure de saint Antoine.
  • Au dessous de ce tableau sont des bustes ou demi-reliefs sculptés en bois, peints en huile et dorés, représentant les figures de Jésus-Christ et de ses douze apôtres. La sculpture de ces bustes, quoique antique, nous a paru digne de l'attention des connaisseurs.
  • Aux deux côtés de ce tableau s'en trouvent deux autres aussi peints sur bois, qui sont attenants, dont l'un représente saint Antoine et l'autre saint Sébastien. La peinture de tous ces tableaux est antique et paraît sortir du pinceau d'un artiste célèbre.
  • Plus sur le tabernacle un Christ avec sa croix de cuivre argenté.
  • Plus six grands chandeliers fort vieux de cuivre argenté, estimés à 18 livres.
  • Plus deux petits chandeliers de cuivre jaune, estimés à 1 livre 4 sous.
  • Plus quatre vieux rideaux d'indienne avec leurs tringles, estimés à 6 livres.
  • Plus deux vieilles tables en stuc aux deux côtés de l'autel, avec leurs pieds sculptés et dorés, estimés à 6 livres.
  • Plus derrière le maître autel, un bassin de cuivre rouge étamé, servant pour les fonts baptismaux, estimé à 4 livre 10 sous.
  • Plus une petite clochette de cuivre, estimée à 8 sous.
  • Plus une vieille lampe de cuivre argenté, estimé à 1 livre 10 sous.
  • Plus un vieux lustre à l'antique, de fer doré', estimé à 3 livres.
  • Nous observons qu'il règne tout autour du choeur une boiserie moderne en panneaux de bois de chêne mais que les stalles qui sont aussi en chêne, sont d'une structure antique'.
  • L'entrée du choeur séparative de la nef est fermée par un grillage de fer portant le millésime 1760, fermant à deux battants, ayant au dessus des armoiries dorées estimé à 100 livres.
  • Plus dans la nef à droite, un autel collatéral dont le dessus en forme d'armoire fermant à deux battants, sur lesquels est une peinture ancienne à l'huile de peu de valeur, et dans le fond de laquelle armoire sont deux statues antiques de bois représentant des figures de saints, grossièrement sculptées'.
  • Plus sur cet autel, un crucifix et quatre chandelliers de bois argenté.
  • Plus sur le côté, un bénitier de cuivre jaune avec son anse aussi de cuivre, estimé à 2 livres.
  • Plus à gauche un second autel collatéral, dont le dessus est aussi en forme d'armoire à deux battants également peints et dans le fonds de laquelle est une grosse et antique statue de la vierge en bois'.
  • Plus un crucifix avec quatre chandeliers de bois argenté.
  • Plus quatre vieux confessionaux en bois de sapin.
  • Plus deux petits tableaux aux deux côtés de la principale porte d'entrée, peints sur bois en huile et or, fort antiques, mais dont la peinture n'a rien de remarquable.
  • Plus au clocher trois cloches pesant ensemble environ six quintaux et demi.


Dans la sacristie

  • Premièrement un ostensoir en forme de pyramide en vermeil et cristal.
  • Plus un ciboire de vermeil.
  • Plus deux calices de vermeil.
  • Plus un autre calice d'argent dont l'intérieur de la coupe est dorée.
  • Plus un reliquaire d'argent en forme de T renfermant des reliques de saint Antoine 6.
  • Plus une botte d'argent pour les saintes huiles.
Ce lustre était suspendu devant le grand autel; il était en cuivre doré, à dix branches et d'un magnifique travail.

Des statuettes et des ornements provenant de ces stalles font partie des collections du Musée. Ces sculptures portent la date de 1493.

3 Ces armoiries consistaient en un aigle à deux têtes accoté d'une couronne et chargé sur la poi-trine d'une petit écusson portant un T ou crosse de saint Antoine.

4 Ces deux personnages doivent avoir été saint Laurent et sainte Catherine; car, sur les panneaux qui les encadraient et que possède le Musée, le peintre a figuré des scènes de la vie de saint Lau-rent et de sainte Catherine, ainsi que leur martyre.

Cette statue n'existe plus, mais les deux volets du dyptique font partie de la galerie de l'école allemande du Musée de Colmar. Ce sont les deux magnifiques panneaux attribués à Martin SCHONGAUER et représentant d'un côté la Vierge adorant l'Enfant Jésus et saint Antoine, ermite, et de l'autre la Vierge et l'ange de l'Annonciation.

6 Il s'a git sans doute d'une croix en forme de tau, qui, d'après un inventaire de 1628, avait un demi-pied de haut et à laquelle était suspendu, par une chaînette en argent, un tau de moindre dimension renfermant des reliques de provenance incertaine.





Partager sur Facebook    Twitter  Google bookmarks  slashdot  del.icio.us  technorati  digg  Furl  YahooMyWeb  Reddit  Blinklist  Fark  Simpy  Spurl  NewsVine