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Infos utiles

Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

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Georges Spetz :Un artiste hors du commun

Georges SPETZ naît à Issenheim le 31 mai 1844. Son père, Jean-Baptiste, y dirige une importante filature de coton ainsi qu'un tissage mécanique. A l'âge de 9 ans, il a l'immense douleur de perdre sa mère, née Marie-Ursule WILHELM. Son éducation est alors confiée à sa grand-mère maternelle.
Adolescent, il fréquente le Collège libre de Colmar, avant de se rendre à Paris où il passe son baccalauréat de sciences. De retour en Alsace, son père essaie vainement de l'intéresser à l'industrie. Mais Georges SPETZ était plutôt né artiste.
Le jeune homme, manufacturier contre son gré, s'adonne alors principalement à la peinture. Depuis son plus jeune âge, il s'y exerce avec plaisir et talent. Il étudie cet art pendant plusieurs années en compagnie de célèbres peintres.
En 1868 et 1869, il passe ses hivers à Rome. Il réalise d'excellentes études de la campagne romaine. Il expose régulièrement ses oeuvres. En 1914, un de ses tableaux représentant un paysage de la Hardt est exposé au Salon de Paris.
SPETZ est également doué pour la musique. Il joue parfaitement du piano, mais son instrument de prédilection est l'orgue. Il s'y consacre après la guerre de 1870 surtout. Comme compositeur de musique, il possède un talent remarquable. "Le Pauvre et les Sphinx", adaptations musicales sur des paroles de BOUCHOIR et du vicomte de BORELLI, connaissent un vif succès à Paris et en province. Ses morceaux concertants pour orgue, piano et instruments à cordes; ses Lieder ainsi que ses chants religieux donnent la mesure de sa capacité. Il écrit aussi des opéras de salon dont les libretti sont dus à la plume de Melle PELLET, une amie de la maison. Une romance, particulièrement patriotique, lui vaut un procès politique de la part des Prussiens.
Mais Georges SPETZ se sent avant tout Alsacien dans l'âme. Il est fasciné par la beauté de son pays et se laisse séduire par les récits et les contes d'autrefois. C'est ainsi qu'il se met tout naturellement à écrire. En 1905, il publie son oeuvre capitale : "Les légendes d'Alsace". En 1914, est éditée son "Alsace gourmande", un volume d'environ 200 pages où figurent, sous forme versifiée, de nombreuses recettes culinaires alsaciennes.
A partir de 1875, il se met à constituer patiemment une incomparable collection d'objets d'art. Les tapisseries anciennes y côtoient les tableaux rares, les sculptures, les orfèvreries, les faïences... La villa SPETZ, située sur les bords de la Lauch au milieu d'un magnifique parc aux essences multiples, abrite des oeuvres d'une valeur inestimable. Elle jouit d'une réputation internationale.

La paisible existence de l'artiste d'Issenheim est bouleversée par la déclaration de la première guerre mondiale. Sa santé, déjà chancelante (il souffre de la goutte), s'affaiblit considérablement. Georges SPETZ se meurt ! Il s'éteint  le 11 novembre 1914 dans les bras de sa soeur.
La collection SPETZ est alors mise sous séquestre dans les caveaux de la Caisse d'Epargne de Colmar. Voulant l'acquérir en totalité pour le musée de sa ville, le maire allemand de Colmar fait même vendre une toile de Rembrandt. Mais le propriétaire de la collection n'entendait en vendre qu'une partie : la fameuse Galerie.
On se décide finalement à exposer la collection dans la grande salle de lecture de la bibliothèque municipale de Sélestat. Pendant quatre ans, cet endroit sera son dernier asile avant sa dispersion. Le 29 mars 1924, la célèbre collection SPETZ trouve enfin un acheteur. Elle prend aussitôt le chemin de Nice. Pour les historiens de l'art c'est un jour de deuil pour le passé artistique de l'Alsace".
L'oeuvre qui faisant la gloire de la collection : La Vierge d'Issenheim; provenait du couvent des Antonins. C'est une statue en bois de tilleul.
Au moment de la vente de la collection, quand le danger de son exportation à l'étranger se fit plus menaçant, elle fut classée comme Monument historique. Depuis, la Vierge d'Issenheim a été acquise par le Musée du Louvre à Paris.

La Villa Spetz

La construction de la villa SPETZ s'achève en 1865. Son propriétaire, Jean-Baptiste SPETZ (1806-1878) est un industriel renommé dont l'usine voisine occupe alors plus de 300 ouvriers. Sa nouvelle demeure, au lieu-dit Niedergrün, s'élève sur un emplacement qui servait jadis de terrain d'exercice à la compagnie des arquebusiers. 
A partir de 1875, son fils Georges (1844-1914), un artiste hors du commun, y constitue patiemment une incomparable collection d'objets d'art.
Entourée d'un vaste et magnifique parc, l'endroit jouit d'une réputation internationale et fait d'Issenheim un lieu de pèlerinage de l'art.
Après la mort de l'artiste, la famille brade la fameuse collection. Elle délaisse la magnifique demeure, considérée maintenant comme résidence secondaire. En 1937, la propriété à son tour est vendue à M. Fridolin OSBERGER, «docteur américain» de profession. En 1944, le vaste domaine passe entre les mains de M. Ernest SCHLUMBERGER.

En 1947, Madame OSBERGER née HUNN en prend possession jusqu'en 1952 où il est définitivement acquis par M. Ernest SCHLUMBERGER.
En 1975, le domaine SCHLUMBERGER vend à la société CARPI, l'emprise foncière nécessaire à la réalisation du lotissement OSTEIN.
Le «Château», situé dans la zone des espaces verts, est compris dans cette transaction. La vocation de la société précitée n'étant pas celle de restaurer et de gérer un immeuble de ce type, la Commune, dans le cadre de la convention de la ZAC Ostein, en accepte l'usufruit.
Le 12 janvier 1988, par acte notarié passé en l'étude de Me BOSSERT, et après classement des espaces verts du lotissement dans le domaine public, la Commune devient le 7e propriétaire de cet immeuble.
Par délibération en date du 13 Avril 1989, le Conseil Municipal a décidé de le céder, avec 7 ares de terrain, aux époux SCHOTT-MANGOLD qui y établiront demeure.


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