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Infos utiles

Mairie d'Issenheim
2 rue de rouffach
Tél 03 89 62 24 30
Fax 03 89 62 24 31

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Alphonse ROELLINGER est né le 29 décembre 1849 à Eschentzwiller. Orphelin dès l'âge de 14 ans, son éducation est confiée à un oncle maternel. C'est au pensionnat guebwillerois des Frères de Marie, puis aux petits séminaires de Lachapelle-sous-Rougemont et de Strasbourg que le jeune Sundgauvien poursuivra ses études. Il réussit, avec mention bien, son baccalauréat et se retrouve au nouveau séminaire de Zillisheim. Fin juillet 1873, il est ordonné prêtre.La même année, il est nommé vicaire à la paroisse Saint-Étienne de Mulhouse, qui, avec ses 30 000 âmes, est alors la plus importante du diocèse. Son curé lui confie la direction du Cercle catholique de jeunes gens. L'abbé ROELLINGER obtient de l'administration prussienne l'autorisation légale du cercle. A ce titre, il est considéré comme le fondateur des Cercles catholiques de jeunes gens. 
Parallèlement aux conférences religieuses et sociales faites en français et en dialecte, il introduit des cours de français, d'anglais et d'italien. Il fait construire un local qui abritera rapidement différentes sections de chant, de musique, de gymnastique... Il fonde aussi une caisse d'épargne, destinée aux membres du cercle.
Le 20 mai 1890, il est nommé curé d'Issenheim. Le nombre d'habitants mis à part, cette paroisse présente bien des analogies avec la précédente. Il y retrouve une importante population ouvrière, occupée dans des usines dont les patrons sont des catholiques pratiquants. Les meilleures conditions pour une forte action paroissiale se trouvent ainsi réunies. Alphonse ROELLINGER se met à l'oeuvre sans tarder. Il forme un groupe de jeunes gens, qui deviendra par la suite le Cercle catholique d'Issenheim : «S'Isemer Bangala». Il se préoccupe aussitôt de lui trouver un abri. Le concours financier de généreux bienfaiteurs lui facilite la réalisation de ce projet. Dès 1891, il fait construire, dans la Pfleck, une maison d'oeuvres qui, pour les paroisses moyennes, sera longtemps un modèle du genre. Un ingénieux système d'adaptation permet de transformer
la grande salle de réunion en salle de gymnastique ou en salle de spectacle.

Avant sa réalisation, les jeunes gymnastes locaux s'exerçaient dans le cadre insolite de la grange HILBERT.
Début 1892, il fonde la caisse locale de Crédit Mutuel.
L'abbé ROELLINGER, véritable père de jeunesse, bénéficie de l'affection des milieux populaires. Homme de grande bonté, il s'occupe des malades et vient en aide aux indigents de la commune. Sa charité sacerdotale se manifeste avec éclat lors de la catastrophe de Benfeld, qui plonge le village dans le deuil.

A cette époque remonte aussi la création de l'Association Saint Joseph, une mutuelle interne au cercle catholique pour secours en cas de décès : une assurance-vie en quelque sorte !
Les paroissiens d'Issenheim se doutaient très bien qu'ils ne conservaient pas longtemps un prêtre d'un tel dynamisme. Le 12 février 1896, Alphonse ROELLINGER est nommé curé de Notre-Dame à Guebwiller. En 1898, le Parti Catholique Populaire le propose comme candidat aux élections. Une forte majorité l'envoie siéger au Reichstag, en tant que député de la circonscription de Guebwiller. En 1899, il est nommé chanoine honoraire de la cathédrale. Lors de l'exposition universelle de Paris de 1900, il est chargé de saluer le Président de la République Française : Emile LOUBET.
Pendant la première guerre mondiale, la santé d'Alphonse ROELLINGER se met à décliner. C'est à Issenheim, lors de la fête patronale de la Saint André 1917, qu'il prononce son dernier sermon. Il meurt le 15 mars 1918. Malgré une circulation rendue difficile par le camouflage des routes, et pendant que le canon tonne sur les hauteurs de Hartmannswillerkopf, une foule immense le suit à sa dernière demeure. Sur sa tombe du cimetière de Guebwiller, Auguste BIECHELER lui rend un dernier hommage.
Le 27 septembre 1985, M. le maire Robert HASENFRATZ, un homme particulièrement conscient de l'oeuvre du chanoine ROELLINGER, décide de lui rendre un hommage posthume en proposant au Conseil Municipal d'Issenheim de dénommer "Rue du Chanoine ROELLINGER", la portion de voirie située entre la rue de la Scierie et la rue du Couvent.
Une plaque bleue, à l'entrée de la rue, remet en esprit les qualités de coeur et le dévouement aux concitoyens d'Alphonse ROELLINGER, qui ressort ainsi de l'oubli dans lequel était tombée sa mémoire.

"...oublié par qui, je vous prie ? Par ceux-là, qui, ne sentant rien, ne peuvent se souvenir de rien".
Baudelaire



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